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	<title>Critiques Ciné &#8211; Les Écrans d&#039;Élodie</title>
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	<description>Mes critiques cinéma &#38; séries TV</description>
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	<title>Critiques Ciné &#8211; Les Écrans d&#039;Élodie</title>
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		<title>Critique Stoker, de Park Chan Wook : parcours initiatique d&#8217;une adolescente</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elodie Leroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Dec 2023 18:42:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma US & UK]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques Ciné]]></category>
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					<description><![CDATA[Avec Stoker, Park Chan Wook réalisait son tout premier film américain, avec des acteurs locaux. Analyse d&#8217;un mélange singulier de thriller et de drame psychologique sur l&#8217;adolescence.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Avec Stoker, Park Chan Wook réalisait son tout premier film américain, avec des acteurs locaux. Analyse d&rsquo;un mélange singulier de thriller et de drame psychologique sur l&rsquo;adolescence.</strong></p>



<p><strong>Stoker</strong> est le premier projet américain du réalisateur Park Chan Wook, connu entre autres pour <strong>Old Boy</strong> et <strong>Sympathy for Mr Vengeance</strong>. Le style noir et affirmé du cinéaste survit-il à la grande machine hollywoodienne ? Beaucoup de cinéastes étrangers, notamment asiatiques, se sont essayés à l&rsquo;exercice, avec plus ou moins de succès. Une fois encore, Park Chan Wook prouve qu&rsquo;il n&rsquo;est pas un cinéaste comme les autres. Si <strong>Stoker</strong> n’atteint pas les sommets de ses plus grands films, l&rsquo;univers du film lui permet d&rsquo;affirmer son identité artistique, avec sa manière bien à lui d’esthétiser la violence et de nous faire aimer les personnages pour leurs perversions et leurs névroses.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-889" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2023/12/stoker-park-chan-wook-imgune.jpg" alt="Photo Stoker de Park Chan Wook" width="800" height="450" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2023/12/stoker-park-chan-wook-imgune.jpg 800w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2023/12/stoker-park-chan-wook-imgune-300x169.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2023/12/stoker-park-chan-wook-imgune-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>

<h2 id="h-parcours-initiatique-d-une-adolescente" class="wp-block-heading">Des cadavres dans le placard</h2>



<p><strong>Stoker</strong>, c’est l’histoire d’India (Mia Wasikowska), une jeune fille introvertie qui vit sous la coupe de sa mère Evie (Nicole Kidman) et qui vient tout juste de perdre son père, mort dans un étrange accident de voiture. Au cours des funérailles, India fait la connaissance de son oncle Charles (Matthew Goode), dont elle ne soupçonnait même pas l’existence, et qui ne tarde pas à s’installer dans la maison familiale, sous prétexte de soutenir la veuve et sa fille dans cette épreuve. Mais India se méfie de Charlie : et si son allure séduisante dissimulait un meurtrier, et qui plus est celui de son père?</p>



<p>Adaptée d&rsquo;un scénario de Wentworth Miller (le héros de <strong>Prison Break</strong>), l’intrigue de <strong>Stoker</strong> n&rsquo;est pas sans évoquée celle de <strong>L’Ombre d’un Doute</strong>, le film réalisé en 1943 par Alfred Hitchcock. Le film de Park Chan Wook s&rsquo;inscrit dans un style de thriller qui repose plus sur la tension psychologique que sur la surenchère d&rsquo;effets qui tend à envahir les thrillers américains actuels.</p>

<p>En quelques scènes, Park Chan Wook nous plonge avec une efficacité sans faille dans une atmosphère glaçante et onirique. India est une jeune fille de 18 ans dont le mutisme n’a d’égal que son extrême sensibilité aux détails du monde qui l’entoure. Enfermée dans un univers faste mais étriqué, celui d’une bourgeoisie désœuvrée, India entretient peu de contacts avec le monde extérieur et ne quitte guère la maison familiale, vaste demeure démodée et cerclée d’un jardin dont on peinera tout du long à cerner les limites – un décor propice aux égarements de l’imagination.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-890 size-full" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2023/12/stoker-park-chan-wook-06.jpg" alt="Photo Mia Wasikowska et Matthew Goode (Stoker)" width="1000" height="665" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2023/12/stoker-park-chan-wook-06.jpg 1000w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2023/12/stoker-park-chan-wook-06-300x200.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2023/12/stoker-park-chan-wook-06-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>



<p>Très vite, et alors qu’elle le soupçonne d’être le meurtrier de son père, India se laisse envoûter par les œillades et les flatteries de cet oncle charmeur mais manipulateur, qui s’emploie de son côté à faire taire définitivement toute personne susceptible de compromettre ses desseins. Dans le monde bourgeois de <strong>Stoker</strong>, chaque famille cache peut-être bien des cadavres dans le placard.</p>



<p>Mais au fait, quelles sont les intentions de Charlie ? Si l’on prend l’histoire au premier degré, l’intrigue nous mènera vers une explication un tantinet fumeuse, dévoilée au cours d’un flash back certes élégant visuellement mais vite expédié – quoique marqué par une certaine violence psychologique.</p>
<h2>Conte initiatique</h2>

<p>En réalité, l’explication rationnelle des actes de Charlie ne constitue pas le cœur du récit : du thriller à suspense, <strong>Stoker </strong>se mue peu à peu en conte initiatique, celui d’une adolescente qui se transforme en femme. Un conte où l’attirance pour le mal symbolise la découverte de la libido, où la violence évoque l’entrée dans le monde des adultes. India doit se libérer de l’emprise de sa mère toute puissante, cette mère à la voix douce et au sourire mielleux, mais qui se révèle bien évidemment castratrice à l’extrême.</p>



<p>Vu sous cet angle, le rôle du meurtrier prend un tout autre sens. Tel un vampire (le nom Stoker renvoie à Bram Stoker, l’auteur de <strong><i>Dracula</i></strong>), le dangereux séducteur initie la jeune vierge à la perversion. A moins que son but ne soit de parfaire son éducation, comme dans cette très belle scène où India revêt devant lui ses premières chaussures à talons.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-891" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2023/12/stoker-park-chan-wook-09.jpg" alt="" width="800" height="533" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2023/12/stoker-park-chan-wook-09.jpg 800w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2023/12/stoker-park-chan-wook-09-300x200.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2023/12/stoker-park-chan-wook-09-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>



<p><strong>Stoker </strong>raconte l’émancipation d’une jeune fille qui prend conscience de son pouvoir sur les hommes, ce que les nombreuses allusions à la chasse ne viendront pas démentir. On devine alors que la violence, volontairement exagérée et esthétisée, nous invite à une autre lecture. Sur ce plan, <strong>Stoker </strong>partage des points communs avec <a href="https://www.stellarsisters.com/critique-je-suis-un-cyborg-de-park-chan-wook/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>Je suis un Cyborg</strong></a>, comédie romantique délicieusement barjo dont l’héroïne, internée dans un asile parce qu’elle se prenait pour un robot, voyait ses mains se changer en fusil mitrailleur au cours d’une scène-fantasme décalée et virtuose. Tout comme l’héroïne de <strong>Je suis un Cyborg</strong>, mutique elle aussi, celle de <strong>Stoker </strong>découvre la cruauté du monde lors d’un passage à l’âge adulte qui s’accompagne d’une violence psychologique sourde.</p>

<h2 id="h-mia-wasikowska-vue-par-park-chan-wook" class="wp-block-heading">Mia Wasikowska vue par Park Chan-Wook</h2>



<p>S’il est une différence majeure entre les cinémas d’Asie et les cinémas occidentaux, elle réside dans la manière de sublimer les visages des acteurs et de faire de subtils changements d’expression des éléments à part entière du récit. Dans les scènes de dîners qui ponctuent le film, les mouvements de caméra, d’une incroyable précision, redéfinissent constamment la dynamique régissant les rapports ambigus entre les personnages. La tension psychologique est palpable, tout comme la tension érotique dans cette superbe scène où India et son oncle maléfique jouent du piano à quatre mains (la musique est signée Philip Glass, le maître des thèmes obsédants).</p>



<p>Insipide dans <strong>Alice au Pays des Merveilles</strong> mais prometteuse dans <strong>Tout va bien !</strong>, Mia Wasikowska trouve enfin avec <strong>Stoker </strong>un rôle qui lui permet de gagner en consistance et de développer son jeu. Sans céder à la facilité d’en faire une jeune fille glamour, Park Chan Wook saisit la singularité de son visage et la densité de son regard, de même qu’il fait de Matthew Goode (<strong>A Single Man</strong>) une icône du tueur à la fois glaçant et terriblement séduisant – le fantasme de toute jeune fille.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-892" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2023/12/stoker-park-chan-wook-02.jpg" alt="" width="1000" height="666" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2023/12/stoker-park-chan-wook-02.jpg 1000w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2023/12/stoker-park-chan-wook-02-300x200.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2023/12/stoker-park-chan-wook-02-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>

<p>Si l’on passe outre un rythme un peu lent dans la première partie, <strong>Stoker </strong>séduit aussi bien par sa sensualité que par ses images choc – on reste subjugué par ces éclaboussures de sang sur les fleurs. Park Chan Wook réussit son premier essai hollywoodien et confirme non seulement l’étendue de son registre, mais prouve aussi sa capacité d’adaptation à une industrie où la marge de manœuvre des réalisateurs étrangers – et notamment asiatiques – est traditionnellement limitée.</p>



<h2 id="h-l-annee-des-realisateurs-coreens" class="wp-block-heading">L’année des réalisateurs coréens</h2>



<p>Si 2012 fut l’année de la K-pop aux Etats-Unis et en Europe, 2013 est peut-être bien celle du cinéma coréen puisque trois des réalisateurs coréens les plus encensés par la critique font leurs premiers pas à Hollywood. Avant <strong>Stoker </strong>de Park Chan-wook, nous avons eu droit à <strong>Le Dernier Rempart</strong> de Kim Jee Woon (<strong>A Bittersweet Life</strong>, <a href="https://www.stellarsisters.com/critique-jai-rencontre-le-diable/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>J&rsquo;ai rencontré le diable</strong></a>) et avec Arnold Schwarzenegger ; bientôt, c’est le très attendu <strong>Transperceneige </strong>de Bong Joon Ho (<strong>The Host</strong>, <a href="https://www.stellarsisters.com/critique-mother-de-bong-joon-ho/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>Mother</strong></a>) qui se dévoilera sur les écrans.</p>



<p>Cette expérience hollywoodienne, plusieurs cinéastes hongkongais majeurs – de Tsui Hark à John Woo, en passant par Ringo Lam – l’ont tentée au début des années 2000, pour un résultat plus que contestable. Il faut dire que le choc culturel était de taille, entre des réalisateurs issus d’une industrie où les décisions se prenaient dans le feu de l’action (à Hong Kong, dans les années 90, il n’était pas rare qu’un tournage débute sur une simple idée lancée par oral, au détour d’un couloir), et un système hollywoodien archi procédurier et engageant à chaque production un budget et une logistique considérables.</p>
<p>Un autre paramètre mérite d’être pris en compte. Lorsque les cinéastes hongkongais se sont exportés à Hollywood, le cinéma local allait mal, très mal, handicapé qu’il était par les effets du piratage et l’influence des Triades, des fléaux auxquels venaient alors s’ajouter les enjeux liés à la Rétrocession (1997), avec son lot d’incertitudes. En bref, nous assistions à une fuite de talents. Si l’expérience de John Woo connut quelques éclats (on se souvient surtout de <strong>Face/off</strong>), l’échec de Tsui Hark fut flagrant, tandis que Ringo Lam resta cantonné au cinéma bas-de-gamme.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-893" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2023/12/stoker-park-chan-wook-04.jpg" alt="Photo Park Chan Wook" width="1000" height="750" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2023/12/stoker-park-chan-wook-04.jpg 1000w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2023/12/stoker-park-chan-wook-04-300x225.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2023/12/stoker-park-chan-wook-04-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>



<p>Aujourd’hui, c’est au tour des cinéastes sud-coréens de s’essayer à l’exercice. Mais à la différence de leurs homologues hongkongais, il ne s’agit pas pour eux de s’exporter mais plutôt d’enrichir une carrière qui demeure basée à Séoul, voire de développer des collaborations entre les deux industries.</p>

<p>Il faut dire que le contexte leur est beaucoup plus favorable. Malgré le coup dur porté par la baisse des screen quotas en 2006*, qui l&rsquo;a empêché pendant quelques années de dominer le box-office domestique, le cinéma sud-coréen est en train de reprendre ses droits puisqu’il a récemment connu quelques francs succès. Ainsi, l’excellent <a href="https://www.stellarsisters.com/critique-the-thieves-big-swindle/">film de casse <strong>The Thieves</strong> de Choi Dong Hoon</a> a attiré 13,03 millions de spectateurs dans les salles, devenant le plus grand succès de tous les temps en Corée du Sud. Peu de temps après, c’est <strong>Masquerade</strong>, de Choo Chang Min et avec Lee Byung Hun, qui a fait le score de 12,3 millions d’entrées (troisième plus grand succès après <strong>The Thieves</strong> et <strong>The Host</strong>). Enfin, cette année, <strong>Miracle in Cell No.7</strong> a dépassé les 12 millions d’entrées.</p>



<p>A ce retour en force des succès commerciaux coréens, il faut ajouter l’essor actuel de la culture populaire coréenne à travers le monde, par le biais de la K-pop d’une part (en témoigne le phénomène <strong>Gangnam Style</strong> mais aussi les tournées mondiales de Bigbang et 2NE1) mais aussi par celui des dramas, qui exercent une véritable domination sur Asie et ont su trouver leur public en Occident. En d’autres termes, les Coréens n’ont pas besoin des Américains pour exister.</p>

<p>C’est pourquoi on ne s’étonne pas de découvrir, avec <strong>Stoker</strong>, que Park Chan Wook a su conserver son identité artistique, voire imprimer une sensibilité typiquement coréenne à un film porté par un casting occidental et dont les financements sont principalement issus des États-Unis. Espérons que le <strong>Transperceneige </strong>de Bong Joon Ho, dont les financements s’avèrent américano-coréens, sera du même niveau. Réponse dans les salles le 7 août prochain.</p>



<p><strong>Elodie Leroy </strong></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><strong>Lire aussi | <a href="https://lesecransdelodie.com/cloud-atlas-le-pari-fou-des-wachowski-et-de-tom-tykver/">Cloud Atlas : le pari fou des Wachowski et de Tykver</a></strong> </blockquote>



<p><em>*Les screen quotas en Corée du Sud. La politique des screen quotas date des années 60 et avait abouti, en 1993, à l’obligation pour les salles de cinéma locales de diffuser des films coréens pendant 146 jours sur une année (40% du temps). Cette politique a été l’un des moteurs de l’essor de l’industrie domestique dans les années 1990-2000 : le cinéma coréen est passé de 20% de parts de marché au début des années 90 à plus de 45% au début des années 2000. Devant la bonne santé du cinéma coréen, les Américains ont estimé que cette politique n’était plus pertinente et ont fait pression pendant plusieurs années sur le gouvernement coréen afin de réduire les screen quotas.</em> <em>En 2006, les USA obtiennent gain de cause : les quotas sont réduits de moitié, passant à 73 jours par an, soit 20% de l’année ; et ce, en dépit des manifestations des acteurs de l’industrie. Cette baisse est alors négociée en échange d’avantages sur le marché américain accordés aux Coréens pour des industries telles que l’automobile ou le secteur pharmaceutique. L’effet est fulgurant : pendant les années qui suivent, plus aucun film coréen ne parvient à rivaliser avec les blockbusters américains ni à dépasser les records que furent <a href="https://www.stellarsisters.com/critique-king-and-the-clown-lee-jun-ki/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>King and the Clown</strong></a> (10,3 millions d’entrées) et <strong>The Host</strong> (13,03 millions d’entrées). Mais comme nous l’avons vu, depuis 2012, il semble que les Corée</em></p>
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		<title>Cloud Atlas : le pari fou des Wachowski et de Tom Tykver</title>
		<link>https://lesecransdelodie.com/cloud-atlas-le-pari-fou-des-wachowski-et-de-tom-tykver/</link>
					<comments>https://lesecransdelodie.com/cloud-atlas-le-pari-fou-des-wachowski-et-de-tom-tykver/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elodie Leroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 14:44:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma européen]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma US & UK]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques Ciné]]></category>
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					<description><![CDATA[Tom Hanks, Halle Berry, Bae Doona et Ben Whishaw sont les héros d&#8217;un film de science-fiction atypique sorti de l&#8217;imagination débordante des Wachowski. Un objet transgressif qui floute les barrières ethniques et de genre et nous fait voyager dans le temps. Six histoires imbriquées, plantant leur décor dans diverses régions de la planète, entre le&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-836" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-imgune.jpg" alt="Bae Doona (Cloud Atlas)" width="800" height="449" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-imgune.jpg 800w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-imgune-300x168.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-imgune-768x431.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p><strong>Tom Hanks, Halle Berry, Bae Doona et Ben Whishaw sont les héros d&rsquo;un film de science-fiction atypique sorti de l&rsquo;imagination débordante des Wachowski. Un objet transgressif qui floute les barrières ethniques et de genre et nous fait voyager dans le temps.<br />
</strong></p>
<p>Six histoires imbriquées, plantant leur décor dans diverses régions de la planète, entre le XIX<sup>e</sup> et le XXIV<sup>e</sup> siècle, le tout porté par un casting quatre étoiles et dirigé par trois réalisateurs aussi inspirés que jusqu’auboutistes – j’ai nommé le duo Andy &amp; Lana Wachowski (à l&rsquo;époque, Andy n&rsquo;était pas encore devenu Lilly) et Tom Tykwer. On obtient <strong>Cloud Atlas</strong>, un blockbuster produit en dehors du circuit hollywoodien, tellement foisonnant qu’il frise parfois la surcharge, mais qui s’impose comme une épopée originale, parfois transgressive et finalement aussi touchante que stimulante.</p>
<h2>La SF est toujours vivante</h2>
<p>Lorsque j’ai découvert <strong>Cloud Atlas</strong>, j’ai ressenti comme une bouffée d’air frais et une pincée de soulagement. Il existe donc encore des blockbusters susceptibles de surprendre, me suis-je dit.</p>
<p>En effet, je venais de lire les line-up des studios hollywoodiens pour les prochains mois et j’étais dans cet état de frustration que ressentent à peu près tous ceux qui, comme moi, ont été émerveillés depuis leur enfance par le cinéma populaire américain dans ce qu’il a de plus noble, avec ses héros charismatiques, ses scènes d’action dantesques, ses folles idées de science-fiction.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-834" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-07.jpg" alt="" width="900" height="599" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-07.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-07-300x200.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-07-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p>Aujourd’hui, que faut-il attendre ? Une pelletée de remakes, de reboots et de séquelles opportunistes, à quelques exceptions près. Pour la collection d’été 2013, il faudra donc faire avec <strong>Man of Steel</strong> (avec un Superman tout neuf mais dont on se fiche royalement), <strong>Wolverine : le combat de l’immortel</strong> (bref, encore un sous-<strong>X-Men</strong>), <strong>Kick-Ass 2</strong>, <strong>Very Bad Trip 3</strong>, <strong>Fast and Furious 6</strong> et les seconds opus de <strong>300</strong>, de <strong>Red</strong>, de <strong>Percy Jackson</strong> ou encore des <strong>Schtroumpfs 3D</strong>…</p>
<p>La sortie de suites n’est pas nouvelle et certaines des productions citées ci-dessous mériteront certainement le détour. Mais quand elle constitue quasiment à elle seule l’actualité de l’été en termes de blockbusters, il y a de quoi s’inquiéter. Notez également sur vos agendas l’arrivée des remakes d’<strong>Evil Dead</strong>, de <strong>Taxi Driver</strong>, de <strong>Massacre à la Tronçonneuse</strong> (« déjà-vu », dirait Néo).</p>
<p>Aujourd’hui, Hollywood insulte ses propres classiques, aligne les préquelles insipides de ses plus grands films (<strong>Prometheus</strong>), vide de leur substance les franchises les plus prometteuses (de<strong> Transformers </strong>à <strong>Transformers 3</strong>, on fait le grand écart), dilapide le patrimoine BD américain avec des films de super-héros ne misant que sur leur climax (<strong>Avengers</strong>, beaucoup de bruit pour rien).</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-835" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-08.jpg" alt="" width="900" height="599" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-08.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-08-300x200.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-08-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p>Heureusement, il n’y a pas que le système hollywoodien dans la vie. Y compris quand on est cinéaste américain, qu’on est fan de science-fiction et que l’on aime se lancer des défis titanesques. Par exemple, porter à l&rsquo;écran le roman de David Mitchell <strong><i>Cartographie des Nuages</i></strong>, réputé inadaptable. Andy et Lana Wachowski, les auteurs de <strong>Matrix</strong>, l’ont bien compris.</p>
<h2>Les Wachowski, ambassadeurs de luxe de la culture Geek</h2>
<p>De toute façon, après le four commercial de leur dernière réalisation, le sympathique mais invendable <strong>Speed Racer</strong>,<b> </b>qui adaptait l’anime japonais du même nom et s’adressait véritablement à une niche, les Wachowski n’avaient guère le choix que d’aller voir ailleurs.</p>
<p>En bons ambassadeurs de la culture geek-option-manga qu’ils étaient, ils n’allaient tout de même pas faire des concessions et réaliser un produit rassembleur ! Ni réitérer l’expérience du film fauché à la <a href="https://www.stellarsisters.com/critique-ninja-assassin-de-james-mcteigue/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>Ninja Assassin</strong></a> ! Puisque plus personne aux USA ne voulait leur confier 100 millions de dollars pour faire joujou, pourquoi pas l’Europe ?</p>
<p>Justement, Tom Tykwer, dont ils adulaient le premier film <strong>Cours Lola Cours</strong>, déclarait en 2009 qu&rsquo;il ambitionnait de porter à l’écran <em><strong>Cartographie des Nuages</strong></em>… En route pour l’Allemagne !</p>
<p>Mais au fait, comment les auteurs de <strong>Matrix </strong>ont-ils eu l’idée de se lancer dans une telle aventure ? La rumeur veut que l’impulsion ait été donnée en 2005 par Natalie Portman qui lisait le roman sur le tournage de <strong>V pour Vendetta*</strong>, dont les Wachowski étaient producteurs. Devant son enthousiasme, Lana Wachowski se serait à son tour plongée dedans pour ne plus s’en détacher.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-828" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-01.jpg" alt="" width="900" height="506" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-01.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-01-300x169.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-01-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p><strong>Cloud Atlas </strong>a du surmonter son lot d’obstacles pour voir le jour, même une fois lancée la collaboration entre les Wachowski et Tom Tykwer. Au cours de ses quatre années de développement, le projet a plus d’une fois failli être abandonné. Mais la persévérance des cinéastes a fini par payer, soutenue en cela par les encouragements de Tom Hanks**, bien décidé à s’investir dans ce projet. A l’arrivée, <strong>Cloud Atlas</strong> bénéficie du budget confortable de 102 millions de dollars, ce qui en fait le film indépendant le plus cher de l’histoire du cinéma et le premier blockbuster allemand.</p>
<p>L’association de talents entre Lana &amp; Andy Wachowski et Tom Tykwer fait des étincelles : reposant sur un travail de narration et de montage aussi gigantesque que minutieux, <strong>Cloud Atlas</strong> nous embarque dans une épopée complexe, ambitieuse mais aussi – et cela fait vraiment plaisir à écrire en ces temps de disette créative occidentale – extrêmement originale.</p>
<p>L’histoire consiste en six récits parallèles et ancrés dans différents pays et différentes époques, avec un gap de 472 ans entre la période la plus ancienne (l’année 1879) et la plus futuriste (l’année 2321). Ou comment apporter un grand coup de frais au genre de la science-fiction mais aussi du film choral.</p>
<h2>Histoires transgressives</h2>
<p><strong>Cloud Atlas</strong> nous plonge ainsi dans un véritable tourbillon narratif. Le voyage en mer périlleux d’un jeune juriste blanc sur fond d’esclavage des Noirs au XIXe siècle (1849 : <i>The Pacific Journal of Adam Ewing</i>, réalisé par les Wachowski).</p>
<p>L’histoire d’amour homosexuelle et épistolaire entre un jeune compositeur et son amant (1936 : <i>Letters from Zedelghem</i>, réalisé par Tom Tykwer).</p>
<p>L’enquête d’une journaliste décidée à révéler au grand jour les agissements douteux d’une compagnie pétrolière (1973 : <i>Half-Lives : The First Luisa Rey Mystery</i>, réalisé par Tom Tykwer).</p>
<p>Les déboires d’un éditeur endetté puis enfermé par son frère dans une maison de retraite qui a tout d’une prison (2012 : <i>The Ghastly Ordeal of Timothy Cavendish</i>, réalisé par Tom Tykwer).</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-831" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-04.jpg" alt="" width="900" height="600" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-04.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-04-300x200.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-04-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p>La rencontre de Sonmi-451, une serveuse-clone travaillant dans un bar, avec un jeune révolutionnaire à Néo-Séoul (2144 : <i>An Orison of Sonmi-451</i>, réalisé par les Wachowski).</p>
<p>La quête scientifique d’une ethnologue assistée par un indigène halluciné (2321 : <i>Sloosha&rsquo;s Crossin&rsquo; an&rsquo; Ev&rsquo;rythin&rsquo; After</i>, réalisé par les Wachowski).</p>
<p>Toutes ces histoires, si différentes qu’elles soient en termes de genre comme d’esthétique, entretiennent des liens qui se révéleront au fil du métrage.</p>
<p>Grâce à un montage précis et constamment mis au service de l’émotion, la trame globale de <strong>Cloud Atlas</strong> se déplie avec une rare fluidité sans jamais perdre le spectateur en route, l’esthétique propre à chaque époque insufflant à celle-ci une ambiance immédiatement identifiable sans pour autant que l’ensemble ne manque d’unité visuelle.</p>
<p>Les décors s’avèrent parfois très chiadés, notamment dans les parties futuristes : ainsi, lorsque Sonmi-451 découvre le monde, il suffit de voir avec quelle efficacité l’organisation sociale du Néo-Séoul de 2144 est suggérée en quelques plans.</p>
<p>Histoires d’amour, d’amitié, de trahison ou de rédemption, tous ces récits parlent non seulement de condition humaine, à l’échelle individuelle comme collective, mais ont aussi en commun de mettre en scène leurs protagonistes dans une situation d’aliénation qui se solde par une évasion, souvent doublée d’une transgression.</p>
<p>Transgression du jeune juriste blanc et de l’esclave noir qui se lient d’amitié au XIX<sup>e</sup> siècle, transgression des septuagénaires/octogénaires qui s’évadent de leur pension pour aller s’éclater dans un pub et peut-être retrouver leur amour de jeunesse, transgression de la femme-objet sexuel qui se mue en messie…</p>
<h2>Un casting multi-ethnique</h2>
<p><strong>Cloud Atlas</strong> est porté par un casting quatre étoiles qui mérite d’être cité dans son intégralité, tant l’investissement de chacun est visible : Tom Hanks, Halle Berry, Hugh Grant, Susan Sarandon, Hugo Weaving (<strong>Matrix</strong>), Jim Broadbent (<strong>Moulin Rouge!</strong>, <strong>Harry Potter 6</strong>), Jim Sturgess (<strong>Across the Universe</strong>), Ben Whishaw (<strong>Le Parfum</strong>) mais aussi la star chinoise Zhou Xun (<strong>Suzhou River</strong>) et l’actrice coréenne Bae Doo Na (<strong>The Host</strong>, <strong>Sympathy for Mr. Vengeance</strong>).</p>
<p>Soulignons les origines ethniques variées du casting, puisque tous les acteurs et actrices mentionnés ci-dessus jouent plusieurs rôles et apparaissent ainsi dans à peu près chaque récit, avec les maquillages qu’il faut pour les faire passer d’une ethnie à l’autre mais aussi d’un sexe à l&rsquo;autre !</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-829" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-02.jpg" alt="" width="900" height="599" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-02.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-02-300x200.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-02-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p>Dès l’instant où l’on a compris ce principe, il y a quelque chose d’étrange mais aussi de très amusant dans le jeu consistant à reconnaître chacun et à découvrir leurs visages au fil des histoires. Et si certaines transformations demeurent faciles à repérer (Hugo Weaving en infirmière en chef démoniaque, Halle Berry en bourgeoise blanche effacée, Bae Doo Na en européenne…), d’autres se révèlent nettement plus ardues à déceler (défis du moment : reconnaître Tom Hanks dans l’histoire de 2012, ou encore Zhou Xun dans les années 70).</p>
<p>Avec ces transformations, le film introduit une idée absente du roman, celle de la réincarnation et donc du karma, et ajoute au côté transgressif qui habite cet enchevêtrement de récits. Que nous le voulions ou non et quelque soit notre degré d’humanisme, nous avons tous tendance à nous définir par notre identité sexuelle et par notre appartenance ethnique avant tout le reste, ces deux caractéristiques ayant d’ailleurs tendance à biaiser inconsciemment notre regard sur l’autre.</p>
<p>Il y a donc quelque chose de très osé dans les maquillages et les changements de sexe de ces acteurs et actrices, lesquels se prêtent d’ailleurs tous au jeu sans aucune retenue, sous l’œil bienveillant de Tom Tykwer et d’Andy et Lana (ex-Larry) Wachowski.</p>
<p>Mieux, en plus d’imaginer un monde en 2144 où tout le monde aurait les yeux bridés (ce qui n’est pas invraisemblable),<strong> Cloud Atlas</strong> met en miroir l’allusion à l’esclavage au 19<sup>e</sup> siècle avec le futur de 2321, où les tribus de Blancs apparaissent comme vulnérables face au peuple détenteur de la technologie et représenté par le personnage de Halle Berry.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-833" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-06.jpg" alt="" width="900" height="598" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-06.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-06-300x199.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-06-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p>Nul besoin de discours appuyé contre le racisme, il suffit de mettre en scène l’ironie de l’Histoire, avec ses retournements de situation au fil des époques, et d’opposer l’impermanence de l’enveloppe charnelle à l’éternité de l’âme.</p>
<p>Ambitieux et osé jusqu’à la dernière minute de bobine, <strong>Cloud Atlas</strong> comporte bien quelques petites baisses de rythme ça et là, ce qui n’a rien d’étonnant pour un métrage de 2h45. Mais l’ensemble, en plus d’être intelligent et étonnamment touchant, demeure extraordinairement bien ficelé et rythmé compte tenu de la complexité de l’entreprise. Il fallait le faire.</p>
<h2>Les Wachowski à contre-courant</h2>
<p>Je l’avoue, si j’ai toujours eu entière confiance en Tom Tykwer, surtout depuis <strong>Le Parfum</strong> (le roman de Patrick Süskind était lui aussi compliqué à adapter), je n’aurais pas imaginé il y a une dizaine d&rsquo;années faire à ce point l’éloge des Wachowski.</p>
<p>A l’époque de <strong>Matrix</strong>, certains amateurs de japanimation et de cinéma de Hong Kong – et j’en faisais partie – reprochaient aux Wachowski d’avoir pillé quelques chefs d’œuvres asiatiques pour toucher le jackpot avec un film rassembleur. D’autant que les opus 2 et 3 de la trilogie <strong>Matrix </strong>étaient loin d’être à la hauteur du premier ; et ce, même si <strong>Matrix Reloaded</strong> possède ce versant monstrueux qui le rend unique en son genre, avec ses personnages tout droit sortis d’une BD (Monica Bellucci en pin-up totalement irréelle, Collin Chou en garde du corps très manga), ses acteurs laissés en roue libre (qui ne se souvient pas des jurons de Lambert Wilson ?), ses courses-poursuites interminables et totalement insensées (pour rappel, une portion d’autoroute a été construite spécialement pour l’occasion).</p>
<p>En fin de compte, l’opus le plus intéressant et le plus réussi de la saga n’est autre qu’<strong>Animatrix</strong>, succession de courts métrages-spin off ancrés dans l’univers de <strong>Matrix</strong>, supervisés par les Wachowski et réalisés par quelques grands noms de l’animation, parmi lesquels Yoshiaki Kawajiri (<strong>Ninja Scroll</strong>), Shinichiro Watanabe (<strong>Cowboy Bebop</strong>) et Peter Chung (<strong>Aeon Flux, la série</strong>).</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-832" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-05.jpg" alt="" width="900" height="598" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-05.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-05-300x199.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-05-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-835" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-08.jpg" alt="" width="900" height="599" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-08.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-08-300x200.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/cloud-atlas-08-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p>Avec le recul, il semble que les Wachowski n’aient jamais pu – et peut-être jamais voulu – se fondre dans le moule hollywoodien. Alors que le succès de <strong>Matrix</strong> laissait présager d’une carrière toute tracée dans l’univers balisé des studios, ils n’ont cessé d’emprunter par la suite les chemins les plus inattendus, quand ils n’ont pas agi à contre-courant des attentes, tout en restant résolument ancrés dans le cinéma populaire, sur le plan esthétique comme des genres visités.</p>
<p>Le premier symptôme n’était autre que <strong>V pour Vendetta</strong> (2006), film d’anticipation et de héros masqué dont ils confiaient la réalisation à James McTeigue. Porter à l’écran la BD noire d’Alan Moore et David Lloyd, avec son message politique violent et anarchiste, était déjà gonflé : la plupart des histoires de héros masqués à l’américaine prônent des valeurs plutôt conservatrices, les méchants étant généralement des hors-la-loi.</p>
<p>Quelques années plus tard, les Wachowski revenaient avec <strong>Speed Racer</strong> (2008), l’adaptation d’une série animée japonaise des années 60. Avec son esthétique radicale, ses séquences de voitures démentes, ses traits d’humour grotesques et ses effets de montage cartoonesques reprenant les codes visuels des dessins-animés de sport japonais, <strong>Speed Racer</strong> tenait du suicide commercial mais, avec ses défauts et ses maladresses, témoignait d’une sincérité respectable, en plus d’innover par l’emploi de procédés techniques révolutionnaires (pour l’occasion, les Wachowski ont élaboré la technique de la 2D ½).</p>
<p>En plus de marquer leur rencontre artistique avec Tom Tykwer, <strong>Cloud Atlas</strong> confirme s’il le fallait la contradiction qui caractérise le cinéma des Wachowski. Un cinéma qui appartient bel et bien à l’univers des blockbusters populaires mais qui témoigne plus que jamais d’une tendance chronique à l’anticonformisme. En vérité, on commence sérieusement à se demander si l’adéquation de la saga <strong>Matrix </strong>avec les exigences des studios hollywoodiens n’était pas accidentelle dans le parcours des cinéastes. Aujourd’hui, Andy et Lana Wachowski apparaissent plus que jamais comme des auteurs en marge du système. Espérons qu’ils le restent !</p>
<p><strong>Elodie Leroy</strong></p>
<p><em>Première publication de l&rsquo;article le 13 avril 2013 sur StellarSisters.com</em>.</p>
<p>*Source : <a href="https://www.hollywoodreporter.com/news/andy-lana-wachowski-cloud-atlas-7-revelations-368141" target="_blank" rel="noopener noreferrer">The Hollywood Reporter</a></p>
<p>**Interview des Wachowski dans <a href="https://film.avclub.com/the-wachowskis-explain-how-cloud-atlas-unplugs-people-f-1798234238" target="_blank" rel="noopener noreferrer">The A.V. Club</a></p>
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		<title>La Plateforme : de l&#8217;horreur gratinée dans votre assiette</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elodie Leroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Nov 2020 11:36:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma européen]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques Ciné]]></category>
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					<description><![CDATA[Violent, politique, dérangeant, La Plateforme (Netflix) est un film d’horreur espagnol qui vaut le coup d’œil… à condition d’avoir l&#8217;estomac bien accroché. C&#8217;est en naviguant sur Netflix avec la ferme intention de sortir de mon train-train quotidien que je suis tombée sur le film La Plateforme, ou El Hoyo en espagnol, un mélange incroyable de&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Violent, politique, dérangeant, La Plateforme (Netflix) est un film d’horreur espagnol qui vaut le coup d’œil… à condition d’avoir l&rsquo;estomac bien accroché.</strong></p>
<p>C&rsquo;est en naviguant sur Netflix avec la ferme intention de sortir de mon train-train quotidien que je suis tombée sur le film <strong>La Plateforme</strong>, ou <strong>El Hoyo</strong> en espagnol, un mélange incroyable de huis-clos psychologique et de survival. A la fois efficace en tant que film d&rsquo;horreur et intelligent en tant que film politique aux accents philosophiques, cet objet étrange passionnera les amateurs de concepts allégoriques poussés à l&rsquo;extrême, même si certaines scènes sont à la limite du soutenable.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-787" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/11/la-plateforme-netflix-01.jpg" alt="" width="800" height="450" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/11/la-plateforme-netflix-01.jpg 800w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/11/la-plateforme-netflix-01-300x169.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/11/la-plateforme-netflix-01-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<h2>Manger ou être mangé</h2>
<p>Goreng se réveille enfermé dans une cellule située au 48ème étage d&rsquo;une prison à multiples niveaux. Il fait la connaissance de son codétenu, Trimagasi, qui lui explique qu&rsquo;une plateforme passe tous les jours d&rsquo;un étage à l&rsquo;autre, en commençant par le haut, pour distribuer de la nourriture. Chaque mois, les détenus se réveillent à un étage différent. Peu à peu, Goreng découvre les règles cruelles qui régissent ce monde absurde.</p>
<p>Premier film de <span class="aCOpRe">Galder Gaztelu-Urrutia, <strong>La Plateforme</strong> repose sur un concept d&rsquo;enfermement proche de celui de <strong>Cube</strong>. Cette production sortie en 2019 sur Netflix est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;une des meilleures tentatives du genre depuis le film culte de Vincenzo Natali. </span><span class="aCOpRe"><br />
</span></p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-788" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/11/la-plateforme-netflix-02.jpg" alt="" width="800" height="450" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/11/la-plateforme-netflix-02.jpg 800w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/11/la-plateforme-netflix-02-300x169.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/11/la-plateforme-netflix-02-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p><span class="aCOpRe"><strong>La Plateforme</strong></span> débute sur une séquence intrigante &#8211; un chef cuisinier inspecte scrupuleusement les plats luxueux et gourmands préparés par ses troupes &#8211; dont nous découvrirons le sens par la suite. Les règles de la prison dans laquelle Goreng a accepté de se rendre s&rsquo;avèrent particulièrement perverses : ceux d&rsquo;en-bas mangent les restes laissés par ceux d&rsquo;en haut. En d&rsquo;autres termes, ceux des niveaux supérieurs mangent abondamment et ceux d&rsquo;en-bas meurent de faim.</p>
<p>Décidé à rester civilisé, Goreng refuse dans un premier temps de se plier aux règles, écœuré qu&rsquo;il est par le système, et accessoirement par le comportement de son codétenu, qui se gave comme un porc pendant les quelques minutes de repas quotidien et affiche un profond mépris pour les personnes des niveaux inférieurs. Comme on s&rsquo;en doute, le jeune homme réalise vite qu&rsquo;il n&rsquo;a pas d&rsquo;autre choix que de mettre lui aussi les doigts sur ces restes répugnants. Bientôt, Trimagasi l&rsquo;entraîne dans un débat sans fin sur la nécessité de manger au lieu d&rsquo;être mangé, une idée cruelle à prendre au sens propre comme au figuré.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-791" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/11/la-plateforme-netflix-05.jpg" alt="" width="800" height="436" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/11/la-plateforme-netflix-05.jpg 800w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/11/la-plateforme-netflix-05-300x164.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/11/la-plateforme-netflix-05-768x419.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p>« Vous avez de la chance d&rsquo;être dans un niveau intermédiaire. En bas, vous ne survivrez pas », avertit Trimagasi, que notre héros soupçonne bientôt de s&rsquo;être livré à des actes criminels dans les niveaux inférieurs. Des idées folles sont évoquées (du cannibalisme ?), la tension psychologique s&rsquo;installe entre les deux hommes. <strong>La Plateforme</strong> s&rsquo;intéresse avant tout à la nature humaine brute, celle qui révèle son visage grimaçant en situation de survie. Jusqu&rsquo;où un être humain est-il prêt à aller quand il meurt de faim ?</p>
<h2>« Mi Caracol&#8230; »</h2>
<p>Loin de se limiter à un pamphlet contre le monde capitaliste, <strong>La Plateforme</strong> utilise son concept effrayant pour saisir quelque chose de notre époque. Dans ce système hiérarchisé, les comportements se radicalisent. Les switchs incessants entre les niveaux, qui obligent les détenus à expérimenter toutes les classes sociales, permettent d&rsquo;aller plus loin dans l&rsquo;exploration idéologique que ne le faisait <strong>Snowpiercer</strong>, le film de Bong Joon Ho dans lequel les différences sociales étaient symbolisées par les wagons d&rsquo;un train.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-789" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/11/la-plateforme-netflix-03.jpg" alt="" width="800" height="436" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/11/la-plateforme-netflix-03.jpg 800w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/11/la-plateforme-netflix-03-300x164.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/11/la-plateforme-netflix-03-768x419.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p>L&rsquo;un décide de faire passer sa survie avant tout le reste. L&rsquo;autre se sent investi d&rsquo;une mission d&rsquo;humanisme déconnectée de la nature humaine. Un autre se soumet à la première personne qui prend un ascendant sur lui en lui confiant un rôle à jouer. Enfin, il y a ceux qui entendent sauver tout le monde, quitte à appliquer des méthodes dignes des pires régimes totalitaires. Le personnage le plus paradoxale est celui de cette femme qui cherche son enfant à tout prix, ce qui est une preuve d&rsquo;humanité, mais se comporte en parfaite psychopathe avec les hommes.</p>
<p>La force du film <strong>La Plateforme</strong> est de coller du début à la fin au point de vue d&rsquo;un seul individu qui assiste impuissant à sa propre déshumanisation pour survivre dans un système aussi cruel qu&rsquo;il est aveugle sur la souffrance de ses sujets. S&rsquo;ajoute à cela une étrange comparaison entre ceux qui ont la malchance de ce faire piéger et les escargots, un parallèle que n&rsquo;aurait pas renié le mangaka Junji Ito (<strong>Uzumaki</strong>). Vous ne regarderez plus jamais vos escargots de Bourgogne de la même manière !</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-790" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/11/la-plateforme-netflix-04.jpg" alt="" width="700" height="402" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/11/la-plateforme-netflix-04.jpg 700w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/11/la-plateforme-netflix-04-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /></p>
<p>Audacieux, dérangeant, le film <strong>La Plateforme</strong> ne ménage pas le spectateur en matière d&rsquo;horreur. Je préfère prévenir les courageux qui se lanceront dans l&rsquo;aventure : certaines scènes sont insoutenables, même pour les habitués du cinéma d&rsquo;horreur. Elles sont appuyées par une réalisation organique qui prend un malin plaisir à offrir un rendu réaliste des textures. Et bien entendu, la fin du film nous laisse avec différentes interprétations possibles. Vous êtes prévenus.</p>
<p><strong>Elodie Leroy</strong></p>
<blockquote><p><strong>A LIRE </strong></p>
<p><a href="https://lesecransdelodie.com/midnight-meat-train-bradley-cooper-chasse-par-un-boucher/">Critique du film Midnight Meat Train, avec Bradley Cooper</a></p></blockquote>
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		<title>Ne Coupez Pas ! : un film de zombies japonais dégénère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elodie Leroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2020 15:44:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma asiatique]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques Ciné]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce film de zombies japonais n&#8217;est pas exactement ce que vous croyez et mérite franchement le détour pour son inventivité folle. Phénomène du box-office japonais, Ne Coupez Pas ! de Shinichiro Ueda fait partie de la programmation du Festival du cinéma japonais contemporain Kinotayo 2019. Loin de se résumer à une parodie de film d’horreur,&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ce film de zombies japonais n&rsquo;est pas exactement ce que vous croyez et mérite franchement le détour pour son inventivité folle.</strong></p>
<p>Phénomène du box-office japonais,<strong> Ne Coupez Pas !</strong> de Shinichiro Ueda fait partie de la programmation du Festival du cinéma japonais contemporain Kinotayo 2019. Loin de se résumer à une parodie de film d’horreur, <strong>Ne Coupez Pas !</strong> nous a arraché fou rire sur fou rire et nous a épatées par son scénario et sa mise en scène, qui relèvent du coup de génie.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-584" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-02.jpg" alt="Le film Ne Coupez Pas!" width="900" height="506" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-02.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-02-300x169.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-02-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p><u>Synopsis</u> : Une équipe de film décide de tourner un film de zombies dans un entrepôt désaffecté. Le défi est de taille : d’une durée de trente minutes, le film doit être réalisé en un seul plan-séquence ! Alors que les acteurs enchaînent les prises ratées, de véritables zombies font leur entrée en scène…</p>
<p>Le parcours du film <strong>Ne Coupez Pas !</strong> a de quoi faire rêver n’importe quel jeune réalisateur. Tourné avec un budget d’environ 27 000 euros, <strong>Ne Coupez Pas !</strong> (aka <strong>One Cut of the Dead</strong>) est un film d’étudiants en cinéma dont la première sortie a eu lieu en novembre 2017 dans une petite salle d’art et d’essai de Tokyo.</p>
<p>Grâce au bouche-à-oreille, le film a attiré l’attention d’une société de production, Asmik Ace Entertainment Inc., qui lui a permis de sortir dans 300 salles sur tout le territoire japonais, avant d&rsquo;être propulsé à l&rsquo;international par le biais des festivals.</p>
<p><strong>Ne Coupez Pas !</strong> était projeté au Festival Kinotayo 2019 juste après la cérémonie d’ouverture, qui s’est déroulée le 17 janvier 2019 à la Maison de la Culture du Japon à Paris (MCJP) et à laquelle nous avons eu la chance d&rsquo;assister.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-586" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-04.jpg" alt="" width="900" height="600" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-04.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-04-300x200.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-04-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><br />
Si vous craignez de voir une énième parodie de film d’horreur, <strong>Ne Coupez Pas !</strong> risque de vous prendre par surprise.</p>
<p>La première partie nous immerge dans un entrepôt abandonné depuis la Seconde Guerre Mondiale, sur le tournage d’un film d’horreur à petit budget. L’équipe travaille dans une ambiance délétère : le réalisateur est à moitié fou, les techniciens paraissent peu convaincus et l’actrice principale vient de rater sa 42<sup>e</sup> prise…</p>
<p>L’action commence, ou presque, lorsqu’un authentique zombie sorti de nulle part s’attaque à un technicien, provoquant la panique chez les acteurs et le staff…</p>
<p>A grand renfort d’hémoglobine et de maquillages, les scènes gore s’enchaînent généreusement à l’écran, mêlant les vrais et les faux zombies, avant que la caméra ne prenne en chasse l’actrice principale dans sa course folle pour échapper aux monstres sanguinaires.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-585" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-03.jpg" alt="" width="900" height="599" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-03.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-03-300x200.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-03-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><br />
Tournée en plan-séquence à la manière d’un reportage, cette première partie de trente minutes relève de la prouesse technique, mais ressemble tout de même à un beau nanar, avec son scénario grotesque et ses acteurs au jeu inégal.</p>
<p>Lorsque survient prématurément le générique de fin au bout d’une demi-heure, le spectateur comprend qu’il lui faudra regarder l’heure qui suit pour comprendre exactement le sens de ce qu’il a vu.</p>
<p>La suite nous emmène un mois plus tôt, au moment de la genèse du projet. C’est là que l’action commence véritablement et que le film révèle ses intentions, jusqu&rsquo;à la dernière demi-heure complètement dingue, dans laquelle la mise en scène dévoile tout son génie.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-583" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-01.jpg" alt="" width="900" height="600" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-01.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-01-300x200.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-01-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><br />
Afin de ne pas gâcher le plaisir de la découverte à nos lecteurs, je n’en dirais pas trop sur les ressorts de cette dernière demi-heure, si ce n’est que les personnages sont sur le fil du rasoir et que l’enchainement épique des situations fait à la fois monter l’adrénaline et l’hilarité chez le spectateur.</p>
<p>On pourrait comparer la construction de <strong>Ne Coupez Pas !</strong> à un système de poupées russes. Le principe du film dans le film est exploité à différents niveaux, jusque dans la fiction que tournent les personnages. On reste bluffé par la complexité que représentent la conception et la mise au point d’un tel film, et finalement par l’audace de l’entreprise.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-588" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-06.jpg" alt="" width="900" height="599" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-06.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-06-300x200.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-06-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><br />
Entre satire du monde du cinéma (et de la télévision !) et hommage vibrant aux films d’horreur à petits budgets, <strong>Ne Coupez Pas !</strong> nous fait vivre à un rythme effréné une succession de situations de tournage toutes plus drôles et chaotiques les unes que les autres.</p>
<p>Le film ne prend pas pour autant de haut le travail de ces réalisateurs et techniciens qui rivalisent de créativité pour pallier le manque de budget. Au passage, à l&rsquo;heure où le digital envahit les blockbusters, quel plaisir de revoir des effets spéciaux et des maquillages traditionnels !</p>
<p>Quant aux acteurs, la surprise est que le jeu inégal de certains relevé dans la première demi-heure faisait partie intégrante du film. Ils sont tous absolument excellents, de Takayuki Higurashi en réalisateur dont les nerfs sont mis à rude épreuve, à Harumi Syuhama dans le rôle de son épouse incontrôlable, en passant par les interprètes des techniciens tous plus ou moins barjos qui forment l’équipe (mention à Manabu Hosoi en directeur photo poivrot).</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-587" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-05.jpg" alt="" width="900" height="599" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-05.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-05-300x200.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/ne-coupez-pas-05-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><br />
<strong>Ne Coupez Pas !</strong> est le film idéal pour une projection de festival : l’ambiance de la salle a vite tourné au fou rire collectif et nous avons bien profité du film !</p>
<p>Une seconde projection de <strong>Ne Coupez Pas !</strong> a eu lieu le 19 janvier à la MCJP, mais si vous êtes en région parisienne, il vous reste deux opportunités de le voir dans le cadre du festival Kinotayo 2019: le 25 janvier à 15h à la MCJP et le 1<sup>er</sup> février à 21h40 au Club de l’Étoile.</p>
<p>[UPDATE 27/01/19] <strong>Ne Coupez Pas !</strong> sortira en France le 27 mars 2019 chez Les Films de Tokyo. Vous pouvez aussi le voir en avant-première à Paris, Lyon, Chambéry et à Pau. La liste des séances se trouve sur le site Necoupezpas.com.</p>
<p><strong>Elodie Leroy</strong></p>
<blockquote><p><strong>Lire aussi | <a href="https://lesecransdelodie.com/destiny-the-tale-of-kamakura-enigmes-et-fantomes-japonais/">Critique. Destiny: the Tale of Kamakura, avec Masato Sakai</a></strong></p></blockquote>
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		<title>Destiny: the Tale of Kamakura : énigmes et fantômes japonais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elodie Leroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2020 15:41:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma asiatique]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce film fantastique japonais avec Masato Sakai s&#8217;inspire du folklore local et a cartonné au box office japonais. Gros succès du box-office japonais, Destiny: The Tale of Kamakura était présenté au Festival du cinéma japonais contemporain Kinotayo 2019. Soutenu par des effets spéciaux épatants, Destiny: The Tale of Kamakura est un film original, drôle et&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ce film fantastique japonais avec Masato Sakai s&rsquo;inspire du folklore local et a cartonné au box office japonais.<br />
</strong></p>
<p>Gros succès du box-office japonais, <strong>Destiny: The Tale of Kamakura</strong> était présenté au Festival du cinéma japonais contemporain Kinotayo 2019. Soutenu par des effets spéciaux épatants, <strong>Destiny: The Tale of Kamakura</strong> est un film original, drôle et enchanteur aux différents niveaux de lecture, qui doit son charme aussi bien à son univers insolite imprégné de folklore japonais, qu’à l’adorable duo d’acteurs formé par Masato Sakai et Mitsuki Takahata.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-577" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-06.jpg" alt="" width="980" height="551" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-06.jpg 980w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-06-300x169.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-06-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 980px) 100vw, 980px" /><br />
<u>Synopsis</u> : Après avoir épousé l’écrivain à succès Masakazu Isshiki, auteur de romans à mystères, la jeune Akiko emménage avec lui dans une ancienne demeure familiale située à Kamakura. Elle réalise bientôt que la ville est peuplée d’esprits, de yôkais et autres créatures surnaturelles. Parviendra-t-elle à s’adapter à ce monde étrange ?</p>
<p>Nous avons eu le plaisir de découvrir <strong>Destiny: The Tale of Kamakura</strong> au festival Kinotayo 2019. La projection était précédée d’une interview vidéo de Takashi Yamazaki (<strong>Always: Sunset on Third Street</strong>, <strong>Parasyte</strong>), réalisateur et scénariste du film. Ce dernier nous a ainsi révélé ce qui l’avait séduit dans l’univers du manga <strong>Kamakura Monogatari</strong> de Ryohei Saigan, auteur dont il a déjà adapté d’autres œuvres.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-575" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-04.jpg" alt="" width="900" height="592" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-04.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-04-300x197.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-04-768x505.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><br />
<strong>Destiny: The Tale of Kamakura</strong> met en scène Akiko (Mitsuki Takahata) et Masakazu (Masato Sakai), un couple de jeunes mariés avec une forte différence d’âge. L’histoire semble se dérouler dans la première partie du XX<sup>e</sup> siècle, si l’on en croit les tenues vestimentaires et la vision désuète du mariage, mais cette donnée n’est pas aussi essentielle qu’elle en a l’air.</p>
<p>A la manière de la saga <strong>Harry Potter</strong>, le film nous fait vite oublier les règles du monde « normal » pour nous inviter à adopter un autre référentiel intégrant la présence du surnaturel et la communication avec l’au-delà.</p>
<p>Le basculement a lieu au cours d’une scène surréaliste, dans laquelle le jeune couple visite un marché peuplé de créatures en tous genres, mélange baroque aux accents animaliers renvoyant à l’univers fantasque du <strong>Voyage de Chihiro</strong> de Miyazaki.</p>
<p>Non seulement l’équipe des effets spéciaux semble s’être fait plaisir en créant les designs les plus fous pour ce bestiaire, mais le mélange entre les maquillages et le digital s’intègre admirablement dans les décors réels. Le film bénéficie d’ailleurs d’une photographie élégante réalisée par Kozo Shibasaki.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-576" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-05.jpg" alt="" width="900" height="599" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-05.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-05-300x200.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-05-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><br />
Si les manifestations du fantastique sont nombreuses autour du couple Isshiki (parfois en arrière-plan ou dans un coin de l’écran), <strong>Destiny: The Tale of Kamakura</strong> raconte aussi une histoire d’amour, celle de deux époux qui doivent apprendre à vivre ensemble.</p>
<p>Le film se met au rythme d’Akiko et Masakazu en mettant en scène leur quotidien. Nous partageons leurs repas, leurs élans de tendresse ou leurs chamailleries, ce qui crée une intimité avec les deux personnages, qui vivent chacun à leur manière une révolution personnelle.</p>
<p>La vie commune n’est pas aussi idyllique que prévu. Non seulement les époux peinent parfois à communiquer, mais l’écrivain s’accroche à son univers personnel (fait de petits trains électriques, entre autres) et se montre réticent à voir son épouse y pénétrer, laissant parfois cette dernière un peu à l’abandon.</p>
<p>La découverte de Kamakura et de ses secrets, puis celle de l’au-delà de ce monde par Masakazu, apparaît comme une manière de parler de l’adaptation à la vie de couple, de la découverte de l’univers de l’autre et de la capacité à inviter l’autre dans son propre univers.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-573" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-02.jpg" alt="" width="1000" height="666" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-02.jpg 1000w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-02-300x200.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-02-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><br />
Les acteurs sont absolument délicieux. Toujours très expressif, Masato Sakai (<strong>Legal High</strong>, <a href="https://www.stellarsisters.com/hanzawa-naoki-j-drama-critique/"><strong>Hanzawa Naoki</strong></a>) excelle dans le registre de l’écrivain rêveur découvrant l’intensité de ses propres sentiments. Il entretient une belle alchimie avec Mitsuki Takahata (<strong>Overprotected Kahoko</strong>), dont les regards candides et la voix enfantine participent énormément au charme du film.</p>
<p><strong>Destiny: The Tale of Kamakura</strong> développe aussi une galerie de personnages secondaires hauts en couleur à travers une succession de sous-intrigues un peu folles impliquant humains et créatures.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-572" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-01.jpg" alt="" width="1000" height="666" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-01.jpg 1000w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-01-300x200.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-01-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p>Parmi les personnages secondaires, dont le côté monstrueux est souvent source de rigolade, on n’est pas prêt d’oublier l’ami humain transformé en grenouille géante, la mort au look androgyne en charge du quartier, les inspecteurs moitié kappa ou renard, ou encore le dieu de la poisse !</p>
<p>Le récit prend parfois le risque de s’égarer dans une profusion de sous-intrigues et d’enjeux autour des personnages secondaires, mais il trouve une conclusion particulièrement spectaculaire dans son dernier acte.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-574" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-03.jpg" alt="" width="1000" height="666" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-03.jpg 1000w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-03-300x200.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/destiny-tale-of-kamakura-03-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p>Fourmillant d’idées visuelles, ce dernier ouvre encore plus grand les horizons de ce monde fantastique, pour nous entraîner dans un combat épique et démesuré, dans lequel l’amour doit triompher de la mort.</p>
<p><strong>Destiny: The Tale of Kamakura</strong> réussit ce que les films hollywoodiens ne parviennent plus à faire depuis des années : utiliser la fantaisie et le divertissement pour parler de sentiments adultes et raconter ainsi, avec une véritable intelligence narrative, une histoire riche en émotions.</p>
<p><strong>Elodie Leroy</strong></p>
<blockquote><p><strong>Lire aussi | <a href="https://lesecransdelodie.com/ne-coupez-pas-le-tournage-dun-film-de-zombies-degenere/">Ne Coupez Pas! : une expérience zombiesque hilarante</a></strong></p></blockquote>
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		<title>Azumi : le sabre d&#8217;Aya Ueto ne fait pas de détail !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elodie Leroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2020 16:32:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma asiatique]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques Ciné]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;actrice japonaise Aya Ueto incarne une héroïne d&#8217;action sans pitié dans Azumi et sa suite Azumi Death of Love ! Critique d&#8217;un diptyque très fun, dont on retient surtout l&#8217;opus signé Ryuhei Kitamura. Après le délirant Versus (2001), le claustro-disjoncté Alive (2002) et le très conceptuel Aragami (2003), Ryûhei Kitamura revient avec l’adaptation d’un manga&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;actrice japonaise Aya Ueto incarne une héroïne d&rsquo;action sans pitié dans Azumi et sa suite Azumi Death of Love ! Critique d&rsquo;un diptyque très fun, dont on retient surtout l&rsquo;opus signé Ryuhei Kitamura.</strong></p>
<p>Après le délirant <strong>Versus</strong> (2001), le claustro-disjoncté <strong>Alive</strong> (2002) et le très conceptuel <strong>Aragami</strong> (2003), Ryûhei Kitamura revient avec l’adaptation d’un manga de Yû Koyama et publié au Japon en 1994, <strong>Azumi</strong>. Mélange de films d&rsquo;arts martiaux et de conte initiatique, <strong>Azumi</strong> est servi par un scénario solide et délivre une série de scènes de combat survoltée, mais maîtrisées, dont un final d&rsquo;anthologie. Avec son visage enfantin, Aya Ueto possède un charisme atypique qui participe au charme de ce film d&rsquo;action un peu fou, mais très facile à suivre.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-595" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-01.jpg" alt="" width="1000" height="651" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-01.jpg 1000w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-01-300x195.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-01-768x500.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<h2>Un voyage cruel et sanglant</h2>
<p>Recueillie à l’âge de neuf ans par un maître en arts martiaux, Azumi grandit en compagnie d’un groupe de jeunes garçons. Isolés du monde extérieur, la jeune fille et ses amis sont formés par leur maître qui veut faire d’eux de redoutables combattants afin de leur confier une mission. Après plusieurs années d’entraînement, les jeunes comprennent la vraie nature de celle-ci : devenir assassins afin de supprimer tous les opposants au régime en place.</p>
<p>L’ouverture dévoile la rencontre d’Azumi (Aya Ueto) avec son maître (Yoshio Harada). La tonalité tragique qui n’est pas sans rappeler le magnifique OAV <strong>Kenshin, le Chapitre du Souvenir</strong>, un héros contemporain d’Azumi (le manga de Nobuhiro Watsuki est lui aussi sorti en 1994). Quelques années plus tard, au fin fond d&rsquo;un bois, des jeunes garçons et filles s&rsquo;entraînent au combat sans connaître le sort tragique que leur maître leur réserve.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-603" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-03.jpg" alt="" width="900" height="484" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-03.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-03-300x161.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-03-768x413.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p>Le choc est brutal lorsque les personnages, encore innocents, sont pour la première fois confrontés à la cruauté de leur future condition d’assassin : pour faire partie de l’équipe, ils doivent assassiner leur meilleur ami. Cette épreuve est le début d’un parcours initiatique cruel et sanglant.</p>
<h2>Le style de Kitamura assagi</h2>
<p>Reposant sur une narration linéaire, <strong>Azumi</strong> impose une véritable efficacité du début à la fin. Toutefois, si l’on cherche à retrouver strictement la même ambiance que dans <strong>Versus</strong>, mieux vaut passer son chemin : le destin d’Azumi s’avère tragique même si Kitamura n’a pas pu résister à introduire quelques notes d’humour décalé à travers une galerie de méchants-psychopathes complètement déjantés.</p>
<p>Le tour de force est de passer brusquement de la comédie à la tragédie, et inversement, sans décrédibiliser les enjeux dramatiques de l&rsquo;histoire. L’exercice peut d’ailleurs s’avérer déstabilisant pour les spectateurs non-initiés au style du cinéaste : il n’est pas rare de voir s’intercaler entre deux scènes parfaitement sérieuses des épisodes absolument surréalistes, comme ce bras de fer hilarant entre deux guerriers complètement demeurés (parmi lesquels on retrouve tout de même Tak Sakaguchi de <strong>Versus</strong>, sachant qu’une pelleté d’habitués des films du cinéaste apparaissent dans le film).</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-596" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-02.jpg" alt="" width="900" height="486" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-02.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-02-300x162.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-02-768x415.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p>A ce titre, un plan précis résume cette ambiguïté. Il implique Bijomaru, sorte de travesti tout droit sorti d’un épisode de <strong>Saint Seiya</strong> – soigneusement coiffé et maquillé, tout de blanc vêtu, il ne se déplace pas sans une rose à la main. Tandis que le jeune Hyûga (Kenji Kohashi) titube, ensanglanté, vers la jeune fille qu’il aime, Bijomaru fait son entrée dans le champ et en arrière-plan, le visage déformé par un sourire outrancièrement vicieux, au point qu&rsquo;il est très difficile de garder son sérieux. Tandis que Hyûga et son amie vivent une tragédie, l’attitude moqueuse et cynique de Bijomaru prend ostensiblement en complicité le spectateur.</p>
<p>Pour interpréter Bijomaru, Kitamura a convoqué pour l’occasion l’inénarrable Joe Odagiri (<strong>Hazard</strong>, <strong>Shinobi</strong>), l’un des acteurs les plus anti-conventionnels de l’archipel nippon, qui semble s&rsquo;en donner à coeur joie dans le rôle de ce psychopathe à la fois comique et effrayant.</p>
<h2>Aya Ueto ange de la mort</h2>
<p>Azumi est quant à elle interprétée par Aya Ueto, 18 ans, dont Azumi est le premier rôle sur grand écran. Son visage presque irréel de poupée contraste avec la violence extrême du film. Elle incarne à merveille la dualité de son personnage tour à tour innocent et meurtrier, sentimentale avec ses amies mais froide comme de la glace avec ses ennemis.</p>
<p>Contrairement à la plupart des héroïnes, Azumi n’est pas aliénée par une romance puisqu&rsquo;elle tue l’homme qu’elle aime dès le début du film, tout comme la plupart des héros masculins doivent bien souvent perdre une femme qui leur est chère pour trouver leur voie en tant combattant. L’héroïne suit alors un parcours initiatique au cours duquel elle découvre l’amour, l’amitié, le sens de l’honneur mais aussi la cruauté du monde des adultes et plus précisément du monde des hommes.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-607" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-07.jpg" alt="" width="800" height="450" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-07.jpg 800w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-07-300x169.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-07-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p>Ces découvertes lui permettent d’affirmer ses propres valeurs mais aussi de réaliser le caractère irrémédiable de sa condition, cristallisée dans la séquence au cours de laquelle la douce Yae (Aya Okamoto) tente de l’initier à la féminité &#8211; leur relation est peut-être bien la véritable romance du film. Habillée en kimono et maquillée comme une femme, la tueuse apparaît soudain innocente et vulnérable, c’est-à-dire exposée à la violence masculine. Le destin fait son oeuvre : une bande de voyous les agresse sexuellement et l&rsquo;oblige à reprendre les armes. Alors qu&rsquo;elle découvre sa féminité, Azumi se mue en une sorte d&rsquo;ange de la mort qui punit les barbares, mais aussi les hommes qui agressent les femmes.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-604" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-04.jpg" alt="" width="900" height="482" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-04.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-04-300x161.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-04-768x411.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p>Marquées par des influences aussi diverses que <strong>Baby Cart</strong> et <strong>Matrix</strong>, les scènes d’action misent sur le spectacle plus que sur les prouesses martiales, mais s&rsquo;avère extrêmement jubilatoires. Les mouvements sont rapides, la mise en scène maîtrisée et l&rsquo;on sent la montée d&rsquo;adrénaline du combat. Kitamura assagit quelque peu son style (l&rsquo;exubérance de <strong>Versus</strong> est mise en sourdine), mais se fait tout de même plaisir avec des plans novateurs.</p>
<p>Outre l’affrontement entre le Singe et l’informateur du maître, une scène qui semble tout droit sortie d’un jeu vidéo (effets sonores à l’appui), l’action utilise des mouvements de caméra inédits, comme ce fameux plan à 360 degrés qui tourne à plusieurs reprises autour d’Azumi et de Bijomaru (ce que Kitamura appelle la « caméra fantôme »). Malgré ses fantaisies, le réalisateur rend hommage aux <em>chambara</em> en adoptant un style plus classique, plus sobres, dès lors que le maître est mis au premier plan. Le mélange stylistique fonctionne avec une étrange fluidité.</p>
<h2>1 femme contre 200 hommes</h2>
<p>Enfin, <strong>Azumi</strong> doit surtout sa réputation à sa dernière scène monumentale : véritable déluge d’images survoltées, avec des cadavres qui voltigent dans tous les sens comme s’il en pleuvait, ce final dantesque met en scène Azumi contre 200 hommes enragés et s’offre une chorégraphie admirablement orchestrée, qui rivalise sans difficulté avec le climax de <strong>Kill Bill Volume 1</strong>.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-605" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-05.jpg" alt="" width="900" height="482" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-05.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-05-300x161.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-05-768x411.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p>Avec son esthétique et sa tonalité très « kitamuresque » et son héroïne s’appropriant les codes masculins, <strong>Azumi</strong> est un divertissement aussi généreux, porteur d’une énergie rare et d’un véritable amour des différents genres auxquels il fait référence. En ce qui nous concerne, <strong>Azumi</strong> nous a donné une furieuse envie d’attraper sur le champ un katana !</p>
<p><strong>Elodie Leroy</strong></p>
<blockquote><p><strong>Lire aussi | </strong><a href="https://www.stellarsisters.com/kinotayo-2019-ne-coupez-pas-de-shinichiro-ueda/"><strong>Ne Coupez Pas ! : comédie zombiesque déjantée</strong></a></p></blockquote>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-606" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-06.jpg" alt="Aya Ueto (Azumi)" width="1024" height="768" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-06.jpg 1024w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-06-300x225.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-06-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<h2>Azumi &#8211; Death of Love (Azumi 2)</h2>
<p>Réalisé par Shusuke Kaneko, <strong>Azumi 2, Death or Love</strong> est la suite du film de Ryuhei Kitamura sorti deux ans plus tôt. Adapté de l&rsquo;œuvre de Yu Koyama, <strong>Azumi</strong> se présentait comme un manga-live mêlant avec une rare aisance l&rsquo;action, le drame et la fantaisie façon Kitamura, c&rsquo;est-à-dire délirante. Le réalisateur Shusuke Kaneko (<strong>Gamera</strong>, <strong>Death Note</strong>) reprend le flambeau à la réalisation, épaulé par Yoshiaki Kawajiri (<strong>La Cité Interdite</strong>, <strong>Ninja Scroll</strong>) en tant que scénariste. L&rsquo;univers du premier film est-il respecté ou travesti ? Le résultat laisse mitigé mais ne fait pas honte au précédent. Et Shu Oguri est de retour !</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-597 size-full" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-2-01.jpg" alt="Aya Ueto et Shun Oguri" width="1000" height="676" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-2-01.jpg 1000w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-2-01-300x203.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-2-01-768x519.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p>Azumi et Nagara sont les seuls survivants de la mission imposée par leur maître. Cette mission est cependant loin d&rsquo;être achevée et les deux jeunes gens se lancent à la poursuite d&rsquo;un tyran du nom de Masayuki Sanada, un homme cruel qui possède aussi de redoutables gardes du corps. Mais Azumi n&rsquo;a pas dit son dernier mot.</p>
<p><strong>Azumi 2, Death or Love</strong> débute juste après la fin de <strong>Azumi</strong> : l&rsquo;héroïne interprétée par Aya Ueto se retrouve seule en compagnie de Nagara (Yuma Ishigaki) et il leur reste à assassiner Masayuki Sanada (Mikijiro Hira) pour achever leur mission. Dès le début du film, l&rsquo;action commence, il semble qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas une minute à perdre tant pour les personnages que pour le metteur en scène. On remarque cependant immédiatement que ce dernier est nettement moins à l&rsquo;aise que Kitamura pour filmer les combats qui se révèlent très confus. Mais peut-être nous réserve-t-il le meilleur pour la fin.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-598" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-2-02.jpg" alt="" width="1000" height="676" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-2-02.jpg 1000w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-2-02-300x203.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-2-02-768x519.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p>Azumi et Nagara vont rencontrer tout un tas de personnages aussi hauts en couleur que dans l&rsquo;opus précédent et sur ce plan, l&rsquo;univers du premier film est parfaitement respecté, avec cette rencontre plaisante entre décor de <i>chambara</i>, ambiance manga et jeu vidéo.</p>
<p>On retrouve avec plaisir vers la fin du film une atmosphère qui évoque <strong>Ninja Scroll</strong>, lorsque Azumi doit traverser une forêt et affronter successivement plusieurs adversaires étranges (un homme araignée, une femme dont la vitesse défie l&rsquo;entendement) avec des costumes parfois à mourir de rire (celui de Dame Kûnyo surtout !) et des armes plus perverses les unes que les autres.</p>
<p>La palme du meilleur concept de scène revient incontestablement à l&rsquo;excellent affrontement entre Azumi et l&rsquo;homme araignée interprété par Tak Sakaguchi (<strong>Versus</strong>), une séquence efficace et imaginative. Quant au moment le plus chaud, il s’agit bien sûr de celui où Kozue transperce rageusement de son sabre un beau jeune homme contre un arbre, avec un air vicieux dont seule Chiaki Kuriyama (<strong>Battle Royale</strong>, <strong>Kill Bill</strong>) a le secret.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-599" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-2-03.jpg" alt="" width="1000" height="676" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-2-03.jpg 1000w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-2-03-300x203.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-2-03-768x519.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p>Heureusement que certaines scènes se distinguent par leur fantaisie car dès lors que les combats adoptent un style plus classique, le rendu s’avère brouillon. Non que les chorégraphies soient absentes, mais la réalisation de Shusuke Kaneko ne leur rend guère justice. La maîtrise du champ et de l’espace laisse parfois à désirer. On grimace ainsi lorsqu&rsquo;un combattant encerclé par ses ennemis se retrouve caché par l&rsquo;un d&rsquo;eux au moment de l&rsquo;attaque…</p>
<p>Les enjeux dramatiques sont un peu à l&rsquo;image de l&rsquo;action : mi-figue mi-raisin. Les fans du premier apprécieront de retrouver l&rsquo;héroïne vêtue de sa légendaire cape, une héroïne qui se définit comme une sorte de pendant féminin à Kenshin et qui reste un personnage féminin atypique dans le cinéma d&rsquo;action.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-600" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-2-04.jpg" alt="" width="1000" height="676" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-2-04.jpg 1000w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-2-04-300x203.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-2-04-768x519.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p>Pourtant, le scénariste Yoshiaki Kawajiri commet une belle faute de goût dès le début du film en tentant de « féminiser » le personnage à travers ses contacts avec des enfants. S’il y avait bien une erreur à en pas faire, c’était précisément celle d’utiliser des ressorts aussi clichés : non seulement ce genre d’attitude est incohérent avec tout ce qui a été dit dans l’opus précédent (Azumi renonçant à la féminité pour se défendre contre les violeurs de son amie), mais il eut été bien plus pertinent de la voir se montrer maladroite avec ces enfants en voulant bien faire.</p>
<p>Quant au développement des autres personnages, le film reste en surface. Des enjeux se dessinent ici et là pour certains d&rsquo;entre eux, mais leur évolution s&rsquo;arrête pile au moment où ils commencent à prendre un peu de consistance. Le cas le plus flagrant est le personnage de Kozue (Chiaki Kuriyama), dont on peine à comprendre véritablement les motivations, faute de développement. On passera sur les flash-back à rallonge et gnangnan sur Nachi.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-602" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-2-06.jpg" alt="" width="900" height="675" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-2-06.jpg 900w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-2-06-300x225.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/azumi-2-06-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p>Le film nous permet de retrouver Shun Oguri (<strong>Hana Yori Dango</strong>), qui avait été clairement lésé dans le film précédent. A l&rsquo;époque, Kitamura avait recruté de jeunes acteurs sans leur préciser si leur personnage survivraient à la première scène de massacre. Le personnage de Shun Oguri faisait partie des pertes. Il réapparaît dans <strong>Azumi 2</strong> dans un rôle mystérieux que le scénario justifie maladroitement, mais qu&rsquo;importe !</p>
<p>A l’arrivée, <strong>Azumi 2, Death or Love</strong> laisse sur sa faim si l&rsquo;on a adoré le premier opus, mais demeure un divertissement sympathique dont quelques scènes tirent leur épingle du jeu. A voir pour le fun uniquement.</p>
<p><strong>Elodie Leroy</strong></p>
<blockquote><p><strong>Lire aussi | <a href="https://lesecransdelodie.com/destiny-the-tale-of-kamakura-enigmes-et-fantomes-japonais/">Destiny: Tale of Kamakura : enquête et folklore japonais</a></strong></p>
<p><strong>Lire aussi | </strong><a href="https://lesecransdelodie.com/ne-coupez-pas-le-tournage-dun-film-de-zombies-degenere/"><strong>Ne Coupez Pas! Un film de zombie dégénère en massacre</strong></a></p></blockquote>
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		<title>D-War : un nanar de luxe qui veut nous faire avaler des couleuvres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elodie Leroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2020 17:28:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma US & UK]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques Ciné]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans ce film coréen de dragons, des créatures envahissent Los Angeles ! Aussi bizarre que cela puisse paraître, tout a commencé sous l&#8217;ère Joseon, en Corée. Si si, on vous assure ! Certains nanars sont tellement mauvais qu’ils se transforment en un festival d’absurdités et forcent presque la sympathie ; et ce, même si l’on&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans ce film coréen de dragons, des créatures envahissent Los Angeles ! Aussi bizarre que cela puisse paraître, tout a commencé sous l&rsquo;ère Joseon, en Corée. Si si, on vous assure !</strong></p>
<p>Certains nanars sont tellement mauvais qu’ils se transforment en un festival d’absurdités et forcent presque la sympathie ; et ce, même si l’on se demande comment des producteurs ont pu être assez fous pour s&#8217;embarquer dans une telle galère. Avec son scénario débile et ses acteurs calamiteux, le film coréano-américain <strong>D-War: la guerre des dragons</strong> entre haut-la-main dans cette catégorie.</p>
<p>Le pire, c’est que le réalisateur coréen Shim Hyung Rae bénéficie pour l’occasion d’un budget confortable et d’effets spéciaux ultra chiadés, ce qui fait de ce <strong>D-War: la guerre des dragons </strong>une sorte de nanar de luxe, un croisement improbable entre l&rsquo;esprit des téléfilms américains les plus cheap des années 80 et celui des blockbusters coûteux made in Hollywood, avec une touche coréenne pour agrémenter la recette. Chronique d’un nanar quatre étoiles.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-844" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-04.jpg" alt="" width="800" height="400" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-04.jpg 800w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-04-300x150.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-04-768x384.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<h2>Légende coréenne</h2>
<p>Pour commencer, <strong>D-War: la guerre des dragons</strong> a la maladresse de nous entraîner dans un flash-back dans le flash back : le héros se souvient de son enfance et l’enfant qu&rsquo;il était découvre de quoi il retournait dans sa vie antérieure. Touche exotique oblige, il est question d’une légende coréenne, à raconter de préférence au coin du feu dans une vieille boutique d&rsquo;antiquités, à un gamin suffisamment naïf pour accepter sans trop se poser de questions qu&rsquo;il est la réincarnation d&rsquo;un personnage mythique.</p>
<p>Selon la fameuse légende, un serpent malfaisant, le Buraki, menace de détruire le monde. La seule arme pouvant le contrer serait le Yu Yi Joo et résiderait dans le corps d’une jeune femme. A l&rsquo;époque où l&rsquo;histoire est contée à Ethan, la femme en question est censée revenir prochainement sur Terre et être protégée par un guerrier – notre homme – afin d&rsquo;accomplir sa destinée.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-847" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-07.jpg" alt="" width="800" height="333" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-07.jpg 800w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-07-300x125.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-07-768x320.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p>On se pose déjà quelques questions devant la scène se déroulant dans la Corée ancienne et dans laquelle les acteurs, tous plus mauvais les uns que les autres, ont littéralement l’air déguisés. Si l’armée venue envahir le pauvre petit village évoque étrangement celle envoyée par Sauron dans <strong>Le Retour du Roi</strong> (dans la série « merci Peter Jackson », la séquence est saupoudrée de quelques grands travellings aériens), on reste tout de même bouche bée devant la qualité impressionnante des effets spéciaux et le bestiaire sophistiqué qui se dévoile sous nos yeux. Une chose est sûre, l&rsquo;équipe d&rsquo;effets spéciaux n&rsquo;avait pas conscience de la bêtise profonde du scénario du film !</p>
<p>Retour vers le monde moderne : devenu adulte et journaliste, Ethan enquête sur de mystérieux accidents qui semblent liés à son histoire. Et là, tout s’enchaîne : facilités de scénario, invraisemblances, dialogues débiles… jusqu’à provoquer chez le spectateur, d’abord interloqué d’être à ce point pris pour un demeuré, une certaine hilarité.</p>
<p>Dans <strong>D-War: la guerre des dragons</strong>, quand un serpent géant fait tranquillement sa balade en pleine mégalopole, saccageant au passage un zoo, quelques maisons et un hôpital, personne ne remarque rien. Un jeune couple se fait agresser avant d’être écrabouillé au bord de sa piscine par l’énorme bestiole, et non seulement la voisine en bigoudis n’a rien vu, mais la police ne détecte rien d’anormal sur les lieux du crime.</p>
<p>D’ailleurs, lorsqu’un pauvre bougre tente d’avertir les autorités après avoir vu un éléphant se faire bouffer par le monstre, les flics n’hésitent pas à l’interner direct dans un asile psychiatrique, où le bonhomme se retrouve sous camisole de force. La population new-yorkaise de <strong>Cloverfied </strong>était tout de même plus réactive.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-846" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-06.jpg" alt="" width="800" height="340" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-06.jpg 800w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-06-300x128.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-06-768x326.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p>Il faut attendre quelques dégâts matériels, et accessoirement quelques dizaines de morts supplémentaires, pour qu’un vent de panique commence mollement à envahir les habitants de Los Angeles. Ce qui n’empêche pas le collègue (et faire-valoir) du héros, après avoir été attaqué par le serpent en pétard et par un guerrier aux pouvoirs surnaturels, de retourner tranquillement au bureau comme si de rien n&rsquo;était. Conscience professionnelle, quand tu nous tiens ! Un journaliste consciencieux, donc, mais aussi un ami inconditionnel puisqu’il ne semble nullement en vouloir à Ethan d’être parti sans lui (mais pas sans sa copine) lorsqu’ils fuyaient leurs agresseurs !</p>
<h2>Le hasard fait bien les choses</h2>
<p><strong>D-War: la guerre des dragons</strong> ne saurait se résumer à ces quelques absurdités. Selon le manuel du scénariste pour les nuls, lorsque survient la difficulté d’expliquer certains événements, il reste toujours un allié de taille : le hasard.</p>
<p>Ainsi, pour Ethan, le hasard fait décidément bien les choses. Dans son enquête tout d’abord puisque le jeune homme ne met que peu de temps à retrouver la femme qu&rsquo;il est censé protéger. Car, comme on s’en doute, Sarah (c’est son nom) est non seulement américaine comme lui mais vit à… Los Angeles !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par un heureux concours de circonstances, lorsque Sarah fait une déposition au poste de police suite à une agression, un collègue d’Ethan passe justement<img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-845" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-05.jpg" alt="" width="800" height="600" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-05.jpg 800w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-05-300x225.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-05-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /> par là et la prend en photo. Ce comportement de harceleur permettra à notre héros de retrouver quelques heures plus tard le lieu précis où se trouve la jeune fille.</p>
<p>De même, le hasard fait décidément bien les choses lorsque le couple nouvellement formé – n’étaient-ils pas prédestinés à tomber amoureux ? – fuie la bête affamée et se fait systématiquement choper en voiture par un ami ou même un simple passant.</p>
<h2>Un héros pas très féministe</h2>
<p>Dans son souci constant de faire revivre l’esprit des téléfilms les plus ringards, Shim Hyung Rae met tout en œuvre pour réunir les clichés les plus éculés. Sur ce plan, la romance surpasse tout le reste, et de loin. Une fois n’est pas coutume, l’élu censé sauver l’humanité est de sexe féminin. Pourtant, si Sarah est investie d’un réel pouvoir, ce dernier s’avère en réalité être une belle vacherie.</p>
<p>Le principe veut en effet que la belle rende l’âme dès lors que son destin sera accompli. Et quel destin ! Celui-ci consiste à enfanter d’une sorte de boule d’énergie destinée à une créature extraordinaire… Plus machiste, tu meurs. Bien entendu, Sarah connaîtra l’amour en la personne d’Ethan, ce benêt tout droit sorti de <b>Beverly Hills</b> et qu’elle aimait dans sa vie antérieure. Soulignons que ledit garçon avait déjà fait preuve d’une belle mentalité 500 ans auparavant, en optant sans vraiment lui demander son avis pour un suicide à deux.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-842" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-02.jpg" alt="" width="800" height="533" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-02.jpg 800w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-02-300x200.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-02-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p>Investi d’une mission des plus glorieuses, celle de combattre le Buraki, Ethan n’a guère changé. Comme dans le passé, le jeune homme va tout faire pour sauver sa promise. Pour ce faire, il prend le contrôle total de ses moindres faits et gestes, la tirant par la main ou la posant sur une chaise selon les besoins. Notons qu’Ethan et Sarah prennent tout de même le temps d’aller flirter sur la plage avant d’aller combattre les guerriers du Buraki.</p>
<h2>Invasion Los Angeles</h2>
<p>Dresser une liste exhaustive des âneries qui jalonnent cette histoire rocambolesque reviendrait à y passer la nuit. C’est bien simple, le scénario semble avoir été confié à des gamins de 10 ans.</p>
<p>En revanche, les effets spéciaux, eux, ont été confiés à des personnes plutôt compétentes. Il est vrai que de nos jours, même un nanar se doit d&rsquo;être à la page. Fini les filles qui hurlent devant des créatures en caoutchouc : les situations doivent avoir l’air vraies, aussi débiles soient-elles.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-843" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-03.jpg" alt="" width="800" height="327" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-03.jpg 800w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-03-300x123.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2021/06/d-war-03-768x314.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p>Pourtant, il faut attendre une bonne heure de bobine (et de balade de serpent dans la ville) pour que survienne la scène tant attendue, à savoir l’invasion de la ville de Los Angeles par l’armée du Buraki. Une scène qui a toutefois le mérite de tenir ses promesses en matière de spectaculaire et qui dépote littéralement.</p>
<p>Imaginez les montures volantes des Nazgûls, ou quelque chose d&rsquo;approchant, se lançant dans des courses poursuites infernales avec des hélicoptères en plein Downtown. Ou un serpent géant s’enroulant autour d’un immense building, avant de se faire bombarder par des hélicoptères. Ou une armée de chars et de militaires américains s&rsquo;opposant à une horde de créatures tout droit sorties de <strong>Star Wars Episode 1</strong>.</p>
<p>Le caractère insolite de la situation fonctionne et l&rsquo;intégration des créatures frise la perfection, d&rsquo;autant que le design comme les textures des bestioles s&rsquo;avèrent plutôt sophistiquées. Shim Hyung Rae n&rsquo;oublie pas de faire quelques pompages par ci par là – on pense ainsi à <strong>Independence Day </strong>lorsque des voitures voltigent dans une avenue.</p>
<p>Nous aurions aimé vous dire que le spectaculaire l&#8217;emportait sur la débilité du scénario. Malheureusement, l&rsquo;action arrive beaucoup trop tard et s&rsquo;étend sur une durée trop limitée pour faire oublier le reste. Il aurait peut-être mieux valu que Shim Hyung-Rae s&rsquo;abstienne d&rsquo;écrire ou qu&rsquo;il se cantonne au minimum syndical comme l&rsquo;avait fait Michael Bay dans <strong>Transformers</strong>.</p>
<p>En parlant du film de Michael Bay, un peu d&rsquo;humour n&rsquo;aurait pas fait de mal à ce <strong>D-War: la guerre des dragons</strong> qui se prend au sérieux sur toute la ligne, et ne parvient à faire rire que de manière totalement involontaire. Le gag, c&rsquo;est cette histoire de légende, ces dialogues risibles, ces acteurs de douzième zone calamiteux (mention spéciale à Jason Behr).</p>
<p>Soulignons cependant que, après avoir tenté de nous faire avaler des couleuvres pendant près de deux heures, le réalisateur accomplit un bel acte de courage en signant son film avec un « written and directed by Shim Hyung Rae » apparaissant glorieusement au début du générique de fin. Il fallait oser.</p>
<p><strong>Elodie Leroy</strong></p>
<p><em>Article publié sur Filmsactu.com le 29 mai 2008</em></p>
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		<title>Critique : Danny The Dog, avec Jet Li</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elodie Leroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2020 16:40:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma européen]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques Ciné]]></category>
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					<description><![CDATA[Jet Li et Morgan Freeman partagent l&#8217;affiche d&#8217;un film d&#8217;action touchant produit par Luc Besson. Réalisé par Louis Leterrier, Danny The Dog est la second collaboration de Jet Li avec le second Luc Besson. J&#8217;attendais beaucoup de ce film, puisque j&#8217;avais eu la chance, grâce à des connections, de faire plusieurs visites sur le tournage&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jet Li et Morgan Freeman partagent l&rsquo;affiche d&rsquo;un film d&rsquo;action touchant produit par Luc Besson.</strong></p>
<p>Réalisé par Louis Leterrier, <strong>Danny The Dog</strong> est la second collaboration de Jet Li avec le second Luc Besson. J&rsquo;attendais beaucoup de ce film, puisque j&rsquo;avais eu la chance, grâce à des connections, de faire plusieurs visites sur le tournage des scènes d&rsquo;action dirigées par le chorégraphes d&rsquo;arts martiaux Yuen Woo Ping. Le film a quelque peu tardé à sortir, mais l&rsquo;attente en valait la peine.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-612" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/danny-the-dog-02.jpg" alt="" width="1000" height="658" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/danny-the-dog-02.jpg 1000w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/danny-the-dog-02-300x197.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/danny-the-dog-02-768x505.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><br />
Après un parcours décevant à Hollywood, clôt dernièrement par le catastrophique <strong>En Sursis</strong>, Jet Li revient sur les écrans français avec <strong>Danny The Dog</strong>, seconde collaboration avec le producteur Luc Besson après le sympathique <strong>Le Baiser Mortel du Dragon</strong>. Cette fois c’est Louis Leterrier, réalisateur du <strong>Transporteur</strong>, qui est aux commandes.</p>
<p>Si le précédent opus du jeune réalisateur ne brillait pas par sa subtilité, il signe avec <strong>Danny the Dog</strong> un film non seulement original mais aussi étonnamment touchant, en plus de nous faire découvrir la star chinoise sous un autre jour.</p>
<blockquote><p><strong>Lire aussi | </strong><a href="https://www.stellarsisters.com/interview-de-jet-li-danny-the-dog/"><strong>Interview : Jet Li raconte le tournage de Danny The Dog</strong></a></p></blockquote>
<p><strong>Danny The Dog</strong> fait le pari risqué de jouer la carte du drame dans un film d’action, tout en partant sur un postulat de départ qui a de quoi surprendre : Jet Li, connu dans son pays natal pour des rôles de héros mythiques, interprète ici Danny, un homme coupé du monde et élevé comme un chien !</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-613" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/danny-the-dog-03.jpg" alt="Jet Li et Morgan Freeman" width="1000" height="671" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/danny-the-dog-03.jpg 1000w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/danny-the-dog-03-300x201.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/danny-the-dog-03-768x515.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p>Dès l’ouverture, l’idée est pleinement assumée puisque Bart, brillamment interprété par Bob Hoskins, retire le collier de Danny et lui donne l’ordre de se battre en prononçant le mot « attaque ! ». Dès lors, son esclave passe d’un état de quasi autisme à celui d’une rage qui semble incontrôlable, ce qui donne lieu à une première scène d’action d’une violence rarement vue ces dernières années dans une production destinée à un large public.</p>
<p>Ce premier combat annonce la couleur : dans <strong>Danny The Dog</strong>, pas question de planer avec des acteurs câblés et filmés au ralenti. Mis à part l’emploi de quelques effets de changement de vitesse, le directeur d&rsquo;action Yuen Woo Ping (<strong>Il était une fois en Chine</strong>, <strong>Matrix</strong>, <strong>Tigre et Dragon</strong>) signe des chorégraphies impressionnantes et nous offre des combats brutaux où Jet Li déploie une fureur qu’on ne lui connaissait plus depuis longtemps – il faut remonter jusqu’à 1988 avec <strong>Born To Defend</strong> pour le voir se mettre dans un état comparable.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-615" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/danny-the-dog-06.jpg" alt="" width="1000" height="367" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/danny-the-dog-06.jpg 1000w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/danny-the-dog-06-300x110.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/danny-the-dog-06-768x282.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" />Le résultat est non seulement étonnant de rapidité mais aussi d’une fluidité qui rappelle les meilleurs moments du cinéma d’arts martiaux chinois : finies les coupures intempestives après chaque mouvement comme c’est trop souvent le cas dans les productions occidentales intégrant des arts martiaux, le montage est ici efficace et percutant mais laisse l’opportunité aux combattants d’enchaîner jusqu’à dix mouvements sur un même plan, ce qui devrait ravir les amateurs du genre.</p>
<p>Mais <strong>Danny The Dog</strong> est aussi une aventure humaine, l’histoire d’un homme reclus qui va redécouvrir des sentiments enfouis depuis des années. Sans rentrer dans des subtilités freudiennes, le personnage est traité avec force et émotion du début à la fin, et la violence des combats trouve son sens en contrastant avec la chaleur humaine dégagée par les scènes réunissant Danny et le duo formé par Sam (Morgan Freeman) et Victoria (Kerry Condon). Grâce à eux, Danny va enfin découvrir le monde.</p>
<p>Le changement dans l’univers affectif de Danny se reflète visuellement dans le film puisque l’image, précédemment dominée par des tons froids, glisse peu à peu vers des tons chauds, cependant que la réalisation adopte un style tout en sobriété et en douceur, s’opposant de façon saisissante au découpage serré des scènes d’action, afin de mettre l’accent sur la découverte des sens à travers les choses les plus élémentaires de la vie.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-614" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/danny-the-dog-05.jpg" alt="" width="1000" height="662" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/danny-the-dog-05.jpg 1000w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/danny-the-dog-05-300x199.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/danny-the-dog-05-768x508.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p>Plus connu pour ses qualités d’artiste martial, Jet Li nous montre ici une facette inattendue de son jeu et son interprétation est sans doute l’une des meilleures surprises du film. Surprenant par ses expressions enfantines, fort bien exploitées dans le film, l’icône martiale se révèle extraordinairement attachant dans son portrait d’égaré constamment tiraillé entre deux extrêmes, capable de dégager une innocence désarmante comme de se déchaîner dans la violence la plus destructrice.</p>
<p>L’alchimie entre Jet Li et ses deux partenaires est d’ailleurs parfaite : Morgan Freeman, formidable dans son rôle de musicien tranquille qui prend Danny sous son aile comme un père, et Kerry Condon en jeune fille fraîche et malicieuse apportent tous deux une générosité grâce à laquelle l’évolution du personnage de Danny reste crédible jusqu’au bout.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-616" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/danny-the-dog-07.jpg" alt="" width="1000" height="652" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/danny-the-dog-07.jpg 1000w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/danny-the-dog-07-300x196.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/danny-the-dog-07-768x501.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p>A la fois touchant et surprenant, <strong>Danny The Dog</strong> s’impose à plus d’un titre comme une pièce atypique dans le paysage cinéma d’action actuel. Si l’on ajoute à cela la magnifique bande-son signée Massive Attack et qui renforce à la fois le rythme et l’ambiance intimiste du film, <strong>Danny The Dog</strong> marque le grand retour de Jet Li à l’écran aussi bien en tant qu’acteur et artiste martial – de quoi faire oublier son récent parcours à Hollywood.</p>
<p><strong>Elodie Leroy</strong></p>
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		<title>This Charming Girl : être une femme célibataire en Corée du Sud</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elodie Leroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2020 07:50:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma asiatique]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques Ciné]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;actrice coréenne Kim Ji-Soo interprète une femme célibataire et ordinaire dans son tout premier long métrage, un film émouvant signé Lee Yoon-Ki. Notre critique. Premier long métrage de Lee Yoon-Ki, This Charming Girl s&#8217;inspire d&#8217;une nouvelle de Wu Ae-Ryung intitulée Jeong-Hae et a aquis une aura internationale lors de sa sortie, puisqu’il a obtenu le New&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;actrice coréenne Kim Ji-Soo interprète une femme célibataire et ordinaire dans son tout premier long métrage, un film émouvant signé Lee Yoon-Ki. Notre critique.</strong></p>
<p>Premier long métrage de Lee Yoon-Ki, <strong>This Charming Girl</strong> s&rsquo;inspire d&rsquo;une nouvelle de Wu Ae-Ryung intitulée <strong>Jeong-Hae</strong> et a aquis une aura internationale lors de sa sortie, puisqu’il a obtenu le New Currents Award au festival du film de Busan 2004 et le Lotus du Jury au Festival du Film Asiatique de Deauville 2005. Tranche de vie intimiste délicatement interprétée par Kim Ji Soo, <strong>This Charming Girl</strong> est à son époque l&rsquo;un des premiers films à normaliser la vie d&rsquo;une femme célibataire en Corée du Sud.</p>
<h2>La vie d&rsquo;une femme seule</h2>
<p>Jeong-Hae mène une vie paisible et monotone à Séoul, partageant son temps entre le bureau de poste où elle travaille et son appartement qu’elle occupe seule. Un jour, elle ramène chez elle un chaton égaré qui lui rappelle l’époque où sa mère était encore en vie. Ces souvenirs du passé font resurgir des traumatismes jusqu’alors enfouis au plus profond d’elle-même et qui vont bouleverser son existence trop lisse.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-560" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/this-charming-girl-01.jpg" alt="" width="1000" height="679" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/this-charming-girl-01.jpg 1000w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/this-charming-girl-01-300x204.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/this-charming-girl-01-768x521.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p>La vie de Jeong-Hae n’a pourtant rien de bien palpitant. Employée au guichet de la poste, où elle côtoie des collaborateurs et clients qui n’ont rien de passionnant eux non plus, elle partage son temps libre entre ses dîners au restaurant entre collègues et ses soirées télé en solitaire dans son petit appartement. Son monde semble très restreint, et pourtant elle se satisfait de cette vie.</p>
<p>Cette « fille charmante » est-elle heureuse ou malheureuse ? Nul ne le sait puisqu’elle n’exprime ses émotions qu’en de rares occasions et maintient une attitude posée, mais distante. On devinera plus tard que derrière ce visage angélique se cachent des cicatrices profondes.</p>
<p>Des évènements vont progressivement bouleverser son univers. L’adoption d’un petit chaton, dont l’attitude craintive et indépendante lui rappelle peut-être sa propre existence, est un premier changement. Puis des rencontres vont créer une petite révolution chez elle, lui ouvrir des portes et l’amener à bousculer elle-même son quotidien.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-561" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/this-charming-girl-02.jpg" alt="" width="1000" height="679" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/this-charming-girl-02.jpg 1000w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/this-charming-girl-02-300x204.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/this-charming-girl-02-768x521.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p>Jeong-Hae n’a rien à voir avec l’héroïne traditionnelle du film romantique, toujours avide de rencontrer l’amour vrai. Elle n’attend rien, se suffit à elle-même, et le film n’émet aucun jugement sur son mode de vie solitaire ni sur son attitude effacée. Et même si le passé douloureux qui va resurgir au cours du film peut en partie expliquer cette tendance à se couper du monde, celle-ci appartient peut-être aussi tout simplement à sa nature.</p>
<p>Jeong-Hae fait partie de ces nombreuses personnes qui peuplent nos grandes villes et que l’on ne voit pas vraiment, que l’on heurte peut-être parfois sans le savoir, comme le fait ce vendeur de chaussures qu’elle rencontre au cours du film ou même son ex-mari, un homme peu délicat.</p>
<h2>Kim Ji Soo, la révélation du film</h2>
<p>Avec sensibilité et délicatesse, Lee Yoon-Ki filme le quotidien de Jeong-Hae sans jamais verser dans le voyeurisme. La personnalité de cette jeune femme peut-être pas aussi banale qu’elle en a l’air se dessine progressivement, à travers ses réactions parfois singulières aux événements auxquels elle fait face mais aussi à travers ses souvenirs. Le réalisateur traduit habilement les bouleversements intérieurs de Jeong-Hae en utilisant la caméra à l’épaule, allant même jusqu’à suivre le fil de ses pensées.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-562" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/this-charming-girl-03.jpg" alt="" width="1000" height="667" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/this-charming-girl-03.jpg 1000w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/this-charming-girl-03-300x200.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/this-charming-girl-03-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p>Les flash-back sont d’ailleurs particulièrement bien amenés : d’abord lumineux comme dans un rêve lorsqu’ils évoquent les souvenirs de la mère, puis de plus en plus proches du réel jusqu’à l’absence totale de transition avec le présent, à mesure qu’ils remontent jusqu’à un traumatisme ancien.</p>
<p>Révélation du film, Kim Ji-Soo accomplit une belle performance d&rsquo;actrice. Évoluant devant la caméra avec un naturel sidérant alors qu’elle occupe presque chaque plan, l&rsquo;actrice parvient à faire exister son personnage et à transmettre ses émotions avec une grande subtilité, à tel point que Jeong-Hae paraît plus vraie que nature.</p>
<p><strong>This Charming Girl</strong> est un drame psychologique poignant et dresse avec finesse et empathie le portrait d’une femme qui reprend contact avec la vie, un personnage atypique dans le paysage du cinéma coréen. Un beau film, tout simplement.</p>
<p><strong>Elodie Leroy</strong></p>
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		<title>The Bride With White Hair : le chef d’œuvre de Ronny Yu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elodie Leroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2020 11:49:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma asiatique]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques Ciné]]></category>
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					<description><![CDATA[Leslie Cheung et Brigitte Lin sont les vedettes de cette épopée romantique et fantastique réalisée par Ronny Yu. Un classique du cinéma de Hong Kong. Une histoire d’amour bouleversante, deux visages emblématiques du cinéma de Hong Kong, un pur chef-d’œuvre… The Bride With White Hair est réalisé en 1993 par Ronny Yu et s’inspire d’un&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Leslie Cheung et Brigitte Lin sont les vedettes de cette épopée romantique et fantastique réalisée par Ronny Yu. Un classique du cinéma de Hong Kong.<br />
</strong></p>
<p>Une histoire d’amour bouleversante, deux visages emblématiques du cinéma de Hong Kong, un pur <span class="st">chef-d’œuvre</span>… <strong>The Bride With White Hair</strong> est réalisé en 1993 par Ronny Yu et s’inspire d’un roman des années 50,<strong> La Légende de la Sorcière aux Cheveux Blancs</strong>, de Liang Yu Sheng.</p>
<p>L’intrigue plante son décor dans un contexte historique réel, au moment de la transition entre la dynastie Ming et la dynastie Qing (milieu du 17e siècle), mais nous plonge dans un monde fantastique où la magie et les créatures démoniaques ont toute leur place. Dans cet univers cruel, deux êtres vont s’aimer et se déchirer. Egalement connu sous le titre <strong>Jiang Hu</strong>, le film <strong>The Bride With White Hair</strong>, qui fait partie de mes films préférés, est ressorti dans les salles françaises le 25 décembre 2019.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-549" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-02.jpg" alt="" width="748" height="521" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-02.jpg 748w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-02-300x209.jpg 300w" sizes="(max-width: 748px) 100vw, 748px" /></p>
<p>L’ouverture du film est d’une rare poésie. Au sommet d’une falaise, un homme âgé garde jalousement une fleur fabuleuse aux pouvoirs d’immortalité. Quand deux soldats réclament la fleur pour sauver l’Empereur mourant, l’homme refuse. Mais il se souvient de sa bien-aimée… Alors surnommée la Louve, celle-ci l’avait sauvé des loups quand il était enfant. Des années plus tard, elle était devenue le bras armé d’un clan rebelle ennemi du sien.</p>
<p>Les quelques flashbacks qui traversent les premières minutes de bobine mélangent souvenirs du quotidien et souvenirs fantasmés et sont d’une beauté à couper le souffle, de l’entraînement de Zhuo Yi Hang (magnifiques plans en ombre chinoise) à sa rencontre émouvante avec la petite fille.</p>
<p>La transition entre l’enfance et l’âge adulte se déroule dans la pièce où Yi Hang est mis en accusation par son clan pour ses actions anti-conformistes, une situation annonciatrice du destin de ce personnage éternellement jugé coupable.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-551 size-full" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-04.jpg" alt="Brigitte Lin (The Bride With White Hair)" width="740" height="1043" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-04.jpg 740w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-04-213x300.jpg 213w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-04-727x1024.jpg 727w" sizes="(max-width: 740px) 100vw, 740px" /></p>
<p>Dès la première apparition de La Louve à l’âge adulte, une tension érotique s’installe entre celle-ci et Yi Hang, alors même qu’ils sont supposés être ennemis. Cette tension s’exprime à travers une succession de confrontations, jusqu’à la consommation de leur passion sous une cascade dans l’antre de la Louve, là où personne ne peut les atteindre.</p>
<p>La scène d’amour peut paraître naïve (les personnages sont manifestement censés être plus jeunes que les acteurs!), mais elle prend tout son sens dès lors qu’elle est mise en miroir avec la jalousie, l’ambition et la perversion qui consument les autres personnages, dans un camp comme dans l’autre.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-550" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-03.jpg" alt="" width="781" height="498" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-03.jpg 781w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-03-300x191.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-03-768x490.jpg 768w" sizes="(max-width: 781px) 100vw, 781px" /></p>
<p>Les amants évoluent dans un monde où les sentiments et la notion de choix n’ont pas leur place. Ni même l’individualité, comme en témoigne l’émotion de la Louve lorsque son amant lui offre quelque chose qu’elle n’a jamais eu : un nom.</p>
<p>Leslie Cheung et Brigitte Lin Ching Hsia incarnent ces deux amants avec une grâce qui n’a d’égal que leur immense présence à l’écran. Malgré leur âge (elle avait 39 ans et lui 37), ils ressemblent à deux adolescents en pleine découverte du sentiment amoureux.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-552" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-05.jpg" alt="" width="620" height="420" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-05.jpg 620w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-05-300x203.jpg 300w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>Leslie Cheung est tout simplement sublime dans le rôle de ce guerrier tiraillé entre son amour et ses responsabilités écrasantes. Brigitte Lin trouve quant à elle son plus beau rôle : elle est d’une incroyable beauté dans le costume de la Louve et impose une majesté intimidante rien que par la force de son regard. Malgré le sang versé lors des scènes de combat ahurissantes qui ponctuent le film, l’héroïne de <strong>The Bride With White Hair</strong> est une femme pure, qui vit dans l’absolu et possède une forme d’innocence désarmante.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-553 size-full" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-07.jpg" alt="Leslie Cheung (The Bride With White Hair)" width="750" height="884" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-07.jpg 750w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-07-255x300.jpg 255w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></p>
<p>L’autre couple marquant du film est celui des deux siamois, interprétés par un Francis Ng Chun Yu (<strong>The Mission</strong>, <strong>Full Alert</strong>) qui s’emploie dans chaque scène à exprimer la folie de son personnage, et par une Elaine Lui (<strong>Dr Wong et les pirates</strong>) démente, au rire aussi irritant que son personnage est mauvais.</p>
<p>L’association de Ronny Yu à la réalisation et de Peter Pau à la photographie fait des miracles : chaque plan est porteur d’émotion et de poésie. Le style visuel est travaillé dans le détail et reste cohérent de la première à la dernière image du film.</p>
<p><strong>The Bride With White Hair</strong> a été réalisé à la même période que le superbe <strong>Green Snake</strong> de Tsui Hark. Cette époque est un âge d’or du cinéma fantastique et d’arts martiaux de Hong Kong. Les effets visuels étaient encore artisanaux et les cinéastes les plus visionnaires déployaient des trésors d’imagination pour créer des univers visuels riches et signifiants. Ces deux films ont en commun une esthétique évoquant un opéra et des personnages devenus iconiques.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-554" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-08.jpg" alt="" width="600" height="414" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-08.jpg 600w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-08-300x207.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></p>
<p>Visiblement inspiré par ses acteurs, le réalisateur Ronny Yu n’hésite pas à les filmer en très gros plans et utilise les changements de maquillages pour exprimer les bouleversements intérieurs des personnages. Les costumes sont à ce titre somptueux. Il faut dire qu’ils ont été réalisés par la Japonaise Emi Wada, à qui l’on doit les costumes de <strong>Ran</strong> (Akira Kurosawa) et de <strong>Hero</strong> (Zhang Yi Mou).</p>
<p>Dirigées par Philip Kwok, les scènes d’action ne cherchent pas le réalisme. Il s’agit une fois encore d’exprimer l’état d’esprit des personnages et les enjeux dramatiques. A ce titre, le fameux plan séquence où Yi Hang, ivre, utilise une brindille pour se battre contre des guerriers ennemis illustre  son refus d’assumer le rôle de chef de guerre qui lui est imposé. Le style de combat de Yi Hang évoque davantage une danse, tandis qu’il terrasse ses adversaires avec une « arme » inoffensive.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-548 size-full" src="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-01.jpg" alt="Leslie Cheung et Brigitte Lin (The Bride With White Hair)" width="910" height="629" srcset="https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-01.jpg 910w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-01-300x207.jpg 300w, https://lesecransdelodie.com/wp-content/uploads/2020/10/the-bride-with-white-hair-01-768x531.jpg 768w" sizes="(max-width: 910px) 100vw, 910px" /></p>
<p><strong>(Spoiler alert</strong>) Et quand la Louve se transforme en sorcière aux cheveux blancs, il faut le voir pour le croire ! Volontairement outrancier, le moment est resté culte. La belle ne fait pas les choses à moitié quand elle décide de découper ses adversaires en morceaux ! Et le pire, c’est que la scène n’en demeure pas moins émouvante. <strong>(fin des spoilers)</strong></p>
<p><strong>The Bride With White Hair</strong> est l’histoire d’une passion, d’un amour impossible qui entraîne inexorablement les deux amants vers une issue fatale. Véritable tourbillon d’émotions, de violence et de poésie, <strong>The Bride With White Hair</strong> est un classique emblématique du cinéma de Hong Kong des années 1990 – une époque où les moyens étaient plus réduits que dans les blockbusters chinois actuels, mais où tout semblait encore possible.</p>
<p><strong>Elodie Leroy</strong></p>
<blockquote><p>Vous aimerez aussi</p>
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